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Tome second.
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5 secondes, par exemple , on fera cette ré-glé : Comme le cube de t secondes, qui est8 , est à 10 livres de Poudre , ainsi 115, cubede 5 , est à la quantité de Poudre qui doits’enflammer en 5 secondes. Le quatrièmeterme de cette proportion donnera 5115 liv.

( Foie\ le Bombardier François , ou les Mé-moires d'Artillerie de Surirey de St Rémi ,Tom. II. pag. ; ;8. ) Pour l’origine de laPoudre , vóie\ ARTILLERIE.

Poudre fulminante ou tonnante. Sortede Poudre qui donne un grand coup lors-qu’elle est fondue. Elle le sait avec troisparties de salpêtre , 2 de sel de tartre 6cune.de soufre qu’on broie bien ensembledans un mortier. On en met une petite prisedans une cuillère de fer posée sur un petitfeu , où on la laisse pendant un quart d’heu-re ou environ. Ce tems écoulé , cette Pou-dre s’enHamme & fait une si grande détona-tion , qu’elle produit un bruit presque auísigrand que celui d’un canon. Cette Pou-dre , qui est une pure curiosité physique,agit de haut en bas avec une telle forcequ’elle perce une cuillère de cuivre ; au lieuque la Poudre à canon agit de bas en haut.

On fait à peu près la même chose avec del'or. A cette fin , on prépare de l’or battuqu’on diííbut dans l’eau régale ; on le pré-cipite avec de l’huile de tartre par défail-lance , 6c on fait sécher cette poudre â unechaleur lente.

Poudre de sympathie. Terme de Physique oc-culte. C’est une Poudre blanche 8c légere aveclaquelle on guérit ( à ce qu’on dit ) une plaie,quoiqu’on en soit à quelque distance. Pourcela , on met de cette Poudre sur un lingetrempé dans le sang de la personne blessée.On couvre la plaie d’un linge blanc qu’onleve tous les jours, 8c on seme fur la ma-tière qu’il emporte de la plaie, un peu denouvelle Poudre de sympathie. En conti-nuant de faire la même chose , on prétendque la plaie se guérit parfaitement : maiscette prétention est une pure chimere qui nesurprendra que des simples. On trouve ceciplus détaillé dans leTomelII. dcsRecréationsMathématiques d'O^anam, pag. 161. derniereédition.

POULIE. Petite roue mobile dans son essieu ,creusée dans fa surface supérieure pour yrecevoir une corde destinée à faire tournerla petite roue. C’est une machine simplequi sert à élever des poids. L’eísieu fur le-quel la roue tourne est nommé Goujon ouTourtillon, 8c Chape la piece dans laquellepasse le goujon. Lorsque la Poulie est atta-chée à un point fixe elle est dite Poulie fixe.On í’appellç Poulie mobìlç tptand elle peut

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s’approcher ou s’éloigner du point fixe oùl’extrêmité de la corde est attachée. LesPoulies fixes n’augmentent point la force dela puisiance. Elles ne servent qu’à changerles directions 6c à diminuer les frottemensqui seroient fort considérables si la cordene rournoit pas avec la Poulie , 6c qu’ellefût obligée de glisser fur un cilindre immo-bile : car il ne s’agit gueres avec cette ma-chine que du frottement qui 1e fait de laPoulie contre son essieu , frottement incom-parablement plus petit que celui de la cordefur un cilindre immobile.

Ainsi si une puissance F ( Plan. XLII fig.232.) soutient un poids P par le moïend’une Poulie fixe , la puissance sera cgaleau poids, puisque c’est ici un lévier du pre-mier genre dont l’appui est au centre C , 6cdont les bras CL, C M font égaux. Il n’enest pas de même des Poulies mobiles.

i & . Si une puisiance F (Planche XLII.Figure r; ;> ) soutient un poids P attaché àune Poulie mobile , cette puissance sera lamoitié du poids lorsque la direction du poids6c celle de la puissance seront parallèles.Car dans ce cas, le diamètre M L de laPoulie mobile est un levier du second gen-re , dont le point d’appui est à l’extrêmitéL, la puissance à l’autre extrémité M , 6c lcpoids au centre C, Donc F : P ; : C L :M L ou : : 1:2.

i°. Si les directions L F, A M ( PlancheXLII. Figure 254. J n’étoient pas parallèlesà celles du poids, la puissance F seroit aupoids en raison réciproque des perpendicu-laires M E , M D abbaissées du point d’ap-pui M fur les directions L F ? D P de lapuissance 6c du poids, ou en raison directedu raïon L C d la soutendante L M, Carles perpendiculaires ME, M D font les si-nus des angles M B L, MB D. Mais lesangles BLC, BMC étant droits, le sinusde langle B est le mêmç, que celui de soitsupplément L C M. Et l’angle M B D, com-plément de l’angle BMD, est égal à l’an-gle D M C. Donc F est à P comme le sinusde l’angle D M C est au sinus de sangleD M C est au sinus de l’angle LCM, oudans le triangle LCM comme L C est dL M.

Voilà toute la théorie de la Poulie mo-bile. J’ai dit que la Poulie fixe n'augmenteas l’effort de la puissance, 6c je me fuisorné là. C’est cependant ici le lieu d’exa-miner le frottement de la corde contre cettePoulie , c’est-à-dire , d’un cilindre quelcon-que immobile.

I. i°. Si une corde aïant à ses extrémité*deux poids égaux 4 & B ( Plançhç