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que de changer les deux premiers nombres
■ en disant 1 livre : 6 écus: : 615, & demultiplier 6 15 par 6 pour avoir la valeur dede 6 zs livres à 6 écus.
Lorsque de trois grandeurs proportion-nelles données, les deux homogènes fontdans une telle raison qu’on peut d’abordtrouver leur expolant , on n’a qu’i multi-plier le troisième terme par cet expolant, ou( suivant les circonstances ) le diviíer pourtrouver le quatrième. Exemple. 6 quintauxd’une marchandise courent 9 livres, combiencoûteront 18 ; Comme ici 18 est le triplede 6 , il faut que la valeur de 6, qui est 9 ,saisie trois fois davantage : Doit l’on con-noît que cet exemple contient cette pro-portion 6 : 18 . 9 : 17. Donc 17 est le
nombre en question.
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PRECESSION DES EQUINOXES. Termed’Astronomie. C’est l’éloignement de la pte-miere étoile de la corne du bélier du point
- équinoxial , dans lequel l’équateur 3 c l’é-cliptique s’entrecoupenr, ou bien c’est lechangement continuel de lieu de ces pointsqui rétrogradent chaque année d’Orient enOccident d’environ <; o secondes. Cela vientde ce que l’axe de la terre ne conserve pasà la rigueur son parallélisme, Se n’est pastoujours dirigé exactement à la même étoilequoiqu’il soit dans le même lieu. QuelquesAstronomes appellent ce mouvement laRéceffìon dts équinoxes : d’autres la Rétro-cession ; moiennant quoi on a nommé l’a-vancement de l’équinoxe la Précejjion desJquinoxes. M. D'Alembert croit que ce motest venu ou de ce que le mouvement despoints équinoxiaux se fait vers les signesqui précédent, c’est-à-dire contre l’ordre na-turel des signes, ou de ce que par la ré-trogradation de ces points , le moment oùl’équinoxe arrive chaque année , précede ce-lui ou la terre revient au point de son or-bite, auquel l’équinoxe étoit arrivé l’annéed’auparavant. Pour moi il me semble plusnaturel de penser qu’on appelle ainsi cemouvement , parce que le point où l’équi-noxe s’est sait unefois continuetoujours vers1 orient précédent. Quoiqu’il en soit, laPrecejjion des équinoxes est un mouvementdont il n’est pas aisé de rendre raison ; &c est une chose très curieuse que de parcourirles systèmes formés par les Physiciens pourl’expliquer.
t- II y a là-desius trois systèmes ingénieux.Dans le premier les tourbillons de Dcjcartesen font la eau sc. Voici cpmmçnt M. Ber-,Tome H.
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noullì les fait agir á cette fin. Je supposequ’on a lù l’article des íystêmes , Sc qu’onconnoît celui de Descartes. Cela posé , jedis : La terre circulant autour des pôles del’écliptique avec la propre vitestè , pendantque le fluide d’un grand tourbillon circulede même côté , mais autour des pôles del’équateur Sc avec une vitesse 130 lois plusplus petite , c’est, dit M. Bernoulli , commesi un globe Hotant dans une eau calme,étoit obligé par une force extérieure de semouvoir d’Occident en Orient autour d’uncentre pris à quelque distance hors du globe.Mais la résistance de l’eau exercée fur lasurface antérieure du globe doit se faire enlens contraire d’Orient en Occident , Sccette résistance agit fans doute plus forte-ment contre l’hémilphere le plus éloigné ducentre de circulation que contre le plus pro-che ; parce que celui - là faisant un plusgrand chemin en circulant que celui - ci »frappe l’eau avec plus de vitesse. Le globesera donc déterminé à pirouetter sur lui-même à contre - sens de son mouvementprogressif, c’est-à-dire, d’Orient en Occidentautour d’un axe perpendiculaire sur le plande la circulation. Delà il suit que la terre, re-présentée par le globependantqu’elle fait sarévolution annuelle, doit tourner sur elle-même contre l’ordre des signes autour d’unaxe perpendiculaire au plan de son orbite.Par conséquent l’axe oblique du mouvementdiurne tournera aussi lui-meme sur cet axeperpendiculaire. Les pôles de l’équateutterrestre paroîtront donc décrire de petitscercles autour des pôles de l’écliptique dansla direction d’Orient en Occident.
Telle est la cause, selon M. Bernoulli , dureculement des intersections de l’équateurSc de l’écliptique, je veux dire de la Pre-ctjjion des équinoxes. Mais pourquoi la va-riation de ce parallélisme est-elle si insensible,Sc pourquoi le mouvement apparent qui enrésulte dans les étoiles fixes est-il filent ì c’estque, répond ce grand Mathématicien , larésistance du grand tourbillon est extrême-ment foible , comme il le prouve antérieure-ment. Voie^ la Nouvelle Phyjìque célcfli§. XC 1 F. Sc XCV. Bernoulli Opéra , Tout.III. pag. 35s.
La seconde explication est de M. Newton.Ce grand Homme attribue ce mouvement à lafigure de la terre, conformément toujours auxloix de l’attraction. Si cette planète étoitspherique, faction du soleil sur ses deuxhémisphères seroit parfaitement semblableen quelqu’endroit quelle se trouvât de sonorbite. Ainsi son axe conservant toujoursune situation constantes , garderoit tau*