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mïn direct » ou par le chemin le pjlus court,ou par celui de la plus courte durce , c est-a-dire par celui qu’elle parcourt en moins derems. Or la route que luit la lumière en serompant dans l’eau , n’est ni la directe ni laplus courte : elle est donc celle de la moin-dre durée. Maintenant il est démontré qu’a-fin que la lumière qui se meut obliquementaille en moins de remsqu’il est possible d’unpoint donné dans un milieu quelconque àun point donné dans un autre milieu , elle ,doit être réfractez de telle forte que le sinusoe l’angle d’incidence , & le sinus de san-gle de Réfraction soient entr’eux comme lesdifferentes facilités de ces milieux à fe laiíîèrpénétrer par la lumière. Une conséquencesuit de-là. Puisque la lumière s’approchede la perpendiculaire lorsqu"*elle pane obli-quement de l’airdans l’eau, 8 c que le sinus desangle de Réfraction est plus petit que lesinus de l’angle d’incidence , on doit con-clure que la facilité que l’eau a à fe laiíîèrpénétrer par la lumière est plus petite quecelle de Pair. Donc l’eau est par rapport àla lumière un milieu plus difficile que Pair.
Avec tout le respect Sc la déference queméritent les opinions de MM. Fermât 8 cLeìbnitr , ce raisonnement n’est nullementsatisfaisant. Un principe moral, une causefinale, dont nous n avons aucune idée, nepeuvent gueres servir à rendre raison d’unester. La chose est possible ; mais elle n’estpas convaincante. M .Fermât le sentoit bien.Aussi dans la dispute qu’il eut avec Descartesil implora le secours de M. De la Chambre ,peu capable d’appuïer son sentiment. D’ail- .leurs il est faux que les milieux plus densesrésistent plus à la lumière que ceux qui lefont moins.
Le troisième qui s’est mis fur le rang estle P. Defchalles. II suppose que le ratonBCAD (Planche XXXIV. Figure 597.)est composé de plusieurs petits raïons quitiennent un peu les uns aux autres , Sc quela Réfraction fe fait vers la perpendiculaireiorsqu’ils pastènt d’un milieu plus rare Xdans un milieu plus dense Z j parce quela partie B éprouve plutôt la résistance quele point A ; en sorte que B ne peut parcou-rir qu’un petit espace, au lieu que le pointA se trouvant encore libre peut parcourir ungrand espace. Ainsi le raton de lumière doitb incliner Sc tourner en s’approchant de laperpendiculaire ; puisque l’angle C B H étant1 angle d’incidence , celui de Réfractiondoit être K GI.
Le célébré Z-rrro v a adopté ce sentiment ;Sc on ne fait pas même s’il n’en est pas l’Au-ípur. Cela forme une question. Cependant onTome 11 ,
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est forcé deconvenir que certe explication n’estpas satisfaisante, & le P. Defchalles l’avouoit.Afin qu’elle le fût, il faudroit que les milieuxqui réfractent davantage tel que l’eau plusque Pair, le verte plus que l’eau, ôcc. ré-sistassent plus que les autres : ce qui estfaux.
M. Newton peu content de toutes cesexplications en a donné une qui a beaucoupde Partisans. Elle dépend de l’attraction.Lorfqu’un raton de lumière tombe oblique-ment fur la surface d’un milieu plus denseque celui d’où il sort, il en est attiré, 8 ccette attraction le rend moins oblique. Ren-dons ceci sensible par une figure. Soit L O( Planche XXXIV. Figure 598. ) un raïon delumière qui passe d’un milieu rare dans unmilieu dense, de l’airdans l’eau. Comme,suivant Newton , l’eau attire plus que l ait,
& que l’attraction des corps est en généralen raison de leur masse, le raïon L O aulieu de continuer sa route OC de son mou-vement , étant attiré par la perpendiculaireO D suivra toute autre direction. Pour ladéterminer il suffit d’observer que ce raïonest en proie à deux forces ; la premiere O C,qui est celle de son mouvement ; 8 c la secon-de O D, verticale à la surface M N , cellede l’attraction ou force attractive de l’eau.Ces deux forces forment le côté d’un pa-rallelograme D OC M , dont le raïon par-courera la diagonale O M. Donc un raïonqui passe d’un milieu plus rare dans un mi-lieu plus dense, ou d’un milieu moins attirantdans un milieu plus attirant , doit Rappro-cher de la perpendiculaire.
Ce n’est encore ici que l’idée générale deNewton fur la Réfraction de la lumière. Dece que la vertu attractive agit avec plus deforce fur la surface des corps 8s qu’elle dimi-nue à mesure qu’elle s’en éloigne davantagele raïon doit être porté dans une petite li-gne courbe. Suppolons que la ligne MM.
( Planche XXXIV. Figure ; 99. ) soit la borneou le terme de la vertu attractive. Le raïonde lumière en touchant ce terme sentiral’effet de l’attraction. Ainsi au lieu de suivresa route suivant L N, il sera retiré versfa. Tandis qu’il continuera la directiona a-, il reslentira l’effet encore plus fort de['attraction : il se courbera ainsi en é, Sc deb pour aller en d, il se courbera encore enc , d’où il continuera son chemin c e. Etc’est le mouvement Sc sa direction qu’il auraalors qui se décomposera comme auparavant.Toutes les petites lignes de l’attraction a b ,b c, Sec. ont des directions differentes elles for-meront uneligne courbe. M. Clairant adonnefur certe théorie un beau Mémoire parmi ceux
A a a