718 EXPLICATION DES TERMES
Mur en aîles , celui qui s’éleve depuis le dessus d’un Mur declôture Sc va en diminuant jusques fous l’Entablement ouplus bas, pour arcbouter le Mur de face , Sc le Pignon d’unCorps-dc logis , qui n’est pas appuie d’un autre. Le Mur enaîles doit selon la Coutume , avoir au moins un pied de fail-lie au milieu de fa hauteur. PI. 6z A. p. iSj.
Mur mitoïen ou metoïen , qu’on appelle auílì Mur com-mun , celui qui est également situé fur les limites de deux hé-ritages qu’il séparé, & est construit aux frais communs dedeux Propriétaires : contre lequel on peut bâtir & même lehaustèr, s’il a suffisamment d’épaisicur,en payant les chargesà son Voisin , c'est à-dire de six toiles l’une , sinon le faireréedifier d fes dépens, Sc prendrç. le plus épaisseur de soncôté. Les marques du Mur mttóiin ; font des Filets de ma-çonnerie des deux cotez , & le Chaperon à deux égouts.Estienne Pafquier dans une Lettre qu’il écrit à Ramus , ditque le mot de Mitoien , vient de mien Sc tien. Lat. Paries com-rnunis. On apelle Mur non Mttóien ou particulier , celui quin’appartient qu’àun Propriétaire, & contreíequel un Voi-sin peut faire bâtir en payant la moitié, tant dudit mur quefondation d’icelui jufqu’à son heberge. Voyez- la Coutumede Paris Art. 194. Sc 114.
Mur sans moïen ; c’est selon la Coutume de Paris Art. 100.un Mur de Maison Seigneuriale on de Monastère, qui par unprivilège spécial,ne peut jamais devenir commun : enforteque les Propriétaires des heritages qui font contigus, nepeuvent bâtir qu’à une certaine distance.
Mur de clôture , celui qui renferme ur.e Cour, un Jardin,un Parc, &c. Quand il séparé deux heritages , & qu’il vientà tomber, l’un des Propriétaires peut ( suivant la Coutumede Paris Art 209. ) contraindre l’autre â contribuer pour l’é-difier ou réparer jusques à la hauteur de dix pieds depuis lerez-de-chaussée audessus de l’empatemenr de la fondation,compris le chaperon,/». 184 PI. 6 3 B. à la Campagne on nepeut contraindre le Voisin à payer fa part, s’il veut abandon-