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Tome premier.
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3i» HISTOI'HE

prit un commentaire immense sur cet ouvrage ; on peut en jugerpar ses préliminaires, et ce qu’il a donné sur le premier livreseul : cependant, malgré la prolixité étrange de ce commentaire,les traits nombreux qu’on y trouve, concernant l’histoire de lagéométrie, et la métaphysique des anciens sur cette science,font regretter, du moins quant à cet objet, qu’íl n’ait pas étépoussé plus loin. Peu auparavant le même ouvrage avoit étéréduit en abrégé par un certain Enéas d’Hiérapoïis.

Les Arabes nous fourniroient un grand nombre d’auteurs dela même classe ; Ehébith ben Corrali traduisit, ou du moins re-visa les élémens dans le cours du neuvième siècle. Mais le prin-cipal éditeur d 'Euclide chez les Orientaux, est Nassir-Eddinde Thus , célèbre géomètre et astronome persan , qui florissoitvers i25o. Son savant commentaire a été imprimé ì’an i5ç4»en Arabe , dans la magnifique imprimerie des Médicis.Cet ouvrage , estimé parmi ceux de sa nation, le seroit peut-être aussi parmi nous , si une langue plus commune l'eûtmis à portée d’être entendu. Nous en parlerons ailleurs plus aulong . Euclide a eu aussi quelques traducteurs parmi les Hébreux ,savoir Aloses Aben-Tibon, Isaac ben - Honain , etc. dont lesouvrages se trouvent manuscrits dans quelques bibliothèques.

Parmi les chrétiens occidentaux , Athêlard en Angleterre, etCamp anus de Novarre en Italie , travailloient versle même temps,c’est-à-dire dans les 12 e . ou i3 e . siècles, à déchiffrer et à traduireEuclide sur des versions arabes. Ce fut seulement alors que lesLatins commencèrent à connoître cet auteur; car jusqu’à ce tempsils n’avoient eu de maître en géométrie que Boëcs et Sai.nt-Au~gustin, ou hauteur, quel qu’il soit, du livre deprincipiisgeome-triae , qu’on trouve dans les œuvres de ce père de l’église. L’ou-vrage & Athélard n’existe qu’en manuscrit dans diverses biblio-thèques. Celui de Campanus paroît avoir servi de base à la plupartdes traductions latines de ce géomètre, qui parurent sur la findu i5 e . siècle et au commencement du 16 e . La première detoutes et qui est incontestablement Yeditioprinceps à,’Euclide ,est celle que Radtolt d’Augsjiourg , imprimeur célèbre de cetemps, donna en 1482 à Venise {in-folio). Elle fut suivie en1489 d une autre avec le commentaire de Campanus , donnéeà Yicence par les imprimeurs Léonard de Basic., et Guillaumede Pavie, associés. En i5o5 Zamberti vénitien donna, d’après legrec , une autre édition des Élémens d’ Euclide , ainsi que de sesautres écrits conservés jusqu’à nos jours, sous le titre de Eu-clidis opéra, Bartholomœo Zamberto interprété. ( Venet. infol.)J’avoue n’avoir jamais pu m’en procurer la vue; cette traduc-tion au reste fut de nouveau imprimée àBasle, en iSàj , ( in-fo L ) par les soins des Hervages , et de nouveau encore en iû65.