DES MATHÉMATIQUES. Pàrt. I. Eiv. IV. ai 3Mais comme Zamberli n’étoit que médiocrement géomètre , onl’accuse de n'avoir pas toujours entendu son original. On vitensuite paroître l'édition que donna en i 5 oq ( à Venise , in-JoL), Lmccis Paccioli qui a suivi'la version de Camp anus. II yjoignit beaucoup d’additions , auxquelles contribua un médecinde Florence, mathématicien, nommé Scipion Vegius. En .1516Jacques Faber d’Etaples publia encore à Paris chez. Henri-Etìennaune édition latine des Elémens, faite d’après le grec, ct danslaquelle il fut aidé par Michel Pontanus. Elle comprend le com-mentaire de Théon , ainsi que les notes de Campanus et Zam-berù. On ne doit point la regarder comme une simple réim-pression de sédition donnée par ce dernier. Il est à remarquerque dans ces diverses éditions, ainsi que dans nombre d’autres
Î iostérieures , Euclide est qualifie de Mégarien\ 011 en a dit plustau t la raison. Je passe , pour abréger, sous silence diverses antreséditions, soit de la totalité, soit de partie des Elémens òl Euclide tque produisirent les premières années de ce siècle.
Cependant le texte grec des Elémens manquoit encore. Eníinil parut en *ï 533 à Basle,chezJi Hervage , célèbre imprimeurde cp temps, et par les soins de J. Gvynaeus. Cette édition pré-sente le texte grec T Euclide d’aprés Théon, et avec les 4 Uvresdu commentaire de Trocìus sur le i er . livre. En conséquenceon vit bientôt paroître en divers lieux de nouvelles traductionsde cat ouvrage plus exactes et mieux entendues. Parmi ceux quicoururent cette carrière, on fait cas sur-tout ùeCommandin, dontla traduction latine des Elémens, accompagnée dénotés brlèveset judicieuses, parut en i 5 ji, à Pésaro , (in-Jòh) et dont ildonna en 1 byô une édition italienne à Urbin, réimprimée en1619 à Pésaro, avec des additions et corrections. L 'Euclideitalien de Tartaléa , donné à Venise en 1 5 j 3 , a xussi son mé-rite. M. de Foix-Candalle publia en r 566 une édition latined ’Euclide ( in-foL ) à laquelle il ajouta un 16 e . livre sur les so-lides réguliers; elle parut de nouveau en 1678 ( in-foL ) et aug-mentée encore de deux autres livres sur les mêmes solides. UEu~clide anglois de Billingsley donné à Londres, ( ìn-fol. ) par J. -Dée mérite aussi attention. Mais le P. Clavius, jésuite , est unde ceux qui ont le plus utilement travaillé sur Euclide. O11 aestimé et l'on estime encore son commentaire, qui est clair,méthodique, et dont la prolixité n’est pas en pure perte pourle lecteur. Cette édition d 'Euclide parut pour la première foisà Rome en 1674 (in- 8 . z vol.) et a eu de nombreuses réim-pressions.
Je finis cette énumération par recommander \Euclide latinde Barrow donné en i 65 y, et sur-tout celui de Keil d’aprèsCommandin, qui ne contient que les 8 livres ordinaires, e’est-