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possible tout ce qu 'Archimède lui diroit l’être. Nihîl non , di~centi Aichimedi, credam , s’écria-t-il, à la vue de cette décou-verte ( i ) !
Ce principe fécond valut à Archimède la découverte de plu-sieurs vérités hydrostatiques qui sont tellement connues aujour-d’hui , qu’il est inutile de les exposer ici. Elles composent lepremier livre de son traité. Dans le second il recherche quan-tité de questions très-difíiciles sur la situation et la stabilité decertains corps plongés dans les fluides. La plûpart de ses so-lutions donnent de nouveaux motifs d’admirer la profondeurde son génie.
Les anciens attribuoient à Archimède quarante inventions mé-caniques ; mais on n’en trouve plus que quelques unes indiquéesobscurément par les auteurs. Telle est entr’autres la vis inclinée,machine singulière , et dans laquelle la propension même dapoids à tomber semble être employée à le faire monter; elleporte encore le nom d’ Archimède. II lin venta, dit Diodore ( 2 ),étant en Egypte, pour procurer à ses habitans le moyen de vuideravec plus de facilité l’eau qui séjournoit après l'inondation dansles lieux bas. Suivant Athenée (3), les navigateurs faisoient aussihonneur à Archimède, de cette machine q u'ils employoient àvuider i’eau des sentines des navires. La vis sans lin , la multi-plication des poulies, passent enfin pour des inventions à'Ar-chimède, et peut-être fut-il le premier qui imagina la pouliemobile ; car on ne trouve dans les mécaniques d 'Aristote au-cune disposition semblable.
Tout le inonde sait ce que dit Archimède au roi Hiéron étonnédes merveilles qu’il produisoit par ses inventions mécaniques:Da mihi ubi consistam , et terram loco dimovebo. On peut ef-fectivement imaginer d’après ses principes telle machine , quidans la théorie rendroit la moindre puissance donnée capablede surmonter la plus grande résistance. C’étoitlà, suivant Pappus ,( 4 ) la quarantième de ses inventions; il en donna, dit-on, uaessai à Hiéron, lorsqu’à l’aiile d’une machine de sa composi-tion , il mit seul à flot un vaisseau d’une grandeur immense (5).Mais c’est là un trait qu'on peut se dispenser de croire : ceuxqui connoissent combien les f'rottemens absorbent de puissancedans quelque machine que ce soit, jugeront que ce ne peut êtrequ’une fiction. D’aillenrs, c’est un principe de mécanique,q u'autan t on gagne en force, autant on perd en temps ou envitesse. Une machine met elle un homme en état de faire ce
(1) Proclus. L. II in Eucl. C. 3. (4) Coll. Math 1 . 8, p. 10.
(a) Biblioth. Hist. 1. i. (5) Athénée, Deipnos. 1. 5 .
(3) Deipnosoph.i. 5.