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Tome premier.
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-Zr HISTOIRE

avec quelque fondement que la célébrité d ' Archìmède lui a saitattribuer cette invention, parce qu’elle paroissoit un chef-d’œuvrede combinaison.

II nous reste à représenter Archìmède défendant sa patrie àl’aide de sa mécanique : car oe fut principalement darts cetteoccasion cj-u’il lit éclater la puissance de son génie et celle desmathématiques. Get événement remarquable arriva lan fusavant J. C. Le successeur d 'Iîìéron s’étant mal-à-propos brouilléavec les Romains, ceux-ci saisirent cette occasion de s ; enq>arerde la Sicile, et après divers avantages mirent ie siège devantSvracu.se. Ses liabitans consternés de la rapidité et du nom desarmes romaines auroient f’aît peu de résistance; mais Archi-mède leur releva le courage, et devint faîne d’une des plusvigoureuses défenses dont f histoire ait fait mention. Diversesmachines pins efficaces les unes que les autres, déconcertèrentbientôt tous les projets des ingénieurs romains ; le soldat, malgréson intrépidité , ne tenoit pas à la vue de ce qui annon-çoit quelqu'une de ces machines, et . pénétré d’épouvante , ílreculoit ou refusoit de marcher. Marcellus désespérant deprendre la place de vive force, convertit le siège en blocus.Gerix qui voudront prendre une idée de ces machines, peuventconsulter Polibe (1), Tite-Live (2), et Plutarque (d), oule chevalier f'olard «lans son commentaire sur le premier dece écrivains. Ces livres sont entre les mains de to^it le monde,ce qui, vu f extrême fécondité de mon sujet, me dispense deles répéter. 1

C’est naturellement ici le lieu d'examiner fhistoire célèbredes miroirs arde n s, avec lesquels Archunède brûla, dit-on , laflotte romaine. Llle est fondée sur le rapport de Zonaras (4)et tle Tzetzès {S) : le premier s’appuie du témoignage deDion , et l’autre de celui de Diodore, vie Dion, et de plu-sieurs antes. Cependant cette histoire , examinée avec atten-tion , est sujette à tant de difficultés, qu’on ne doit points’étonner que, malgré ces témoignages, les sa vans ayent étépartagés sur son sujet.

illfectivemcnt il ne faut qu’une légère théorie de catoptriquepour appercevoir qu ' A rchunede ne put produire cet effet parun seul miroir de courbure continue, soit sphérique, soitparabolique. La distance h laquelle dévoient eure les vaisseauxromains, 11’enssent-ils été qu’un peu au-delà de la portée <Uitrait, ou mente plus près, auroit exigé une portion cLe sphère

( 1 ) Híst. I. 8.

(2Ì Decad. 3 , 1 . 4.( 3 ) In Marcello.

(4) Bis t. t. 3. Sub Anast,

(5) Chil. 1. Htst, 35.

d’une