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Tome premier.
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DES,MATHÉMATIQUES. Part. I. Lxv. IV. 2ZZ<Tune prodigieuse grandeur; car le foyer d’un miroir sphériqueest au (juari du diamètre de la sphère dont il fait partie. IIn’y auroit pas moins d’inconvéniens dans un miroir parabo-lique : en vain proposcroit-on avec quelques-un s une com-binaison de miroirs paraboliques, à l’aide de laquelle ils ontprétendu produire un foyer continu dans l’étendue d’uneligne d une grande longueur : ce n’est-là qu’une idée malréfléchie, et dont i’execution est impraticable par bien desraisons.

Sur ces fondemens on cornmençoit à regarder l’histoire desmiroirs d ’Ârchimòde comme fabuleuse, lorsque le P. Kirc/ierentrepôt d’en montrer la possibilité..'Ce savant réfléchissantdavantage sur la description que donne Tzetzès de la machinecaîoptiique à’Archimède , sien sa, conformément au sens dçl'historien Grec, qu’un grand nombre de miroirs plans réflé-chissant la lumière du soleil dans nn même endroit, seroientcapables d y allumer du feu. II en fit l’épreuve , qu’i! poussaseulement jusqu'à produire une chaleur considérable (1). M. deBuffon a été plus loin. II fit, il y a peu d’aimées, exécuterun miroir semblable : il étoit composé d’environ 400 glacesplanes d’un demi-pied en carré ; et la réunion des rayons dusoleil, réfléchis à un foyer commun, y produisit une cha-leur assez considérable pour fondre du plomb et de l’étain àenviron 1 ;o pieds de distance, et allumer du bois beaucoupplus loin (2).

Voilà donc l’histoire des miroirs d’ Archi’mède démontrée pos-sible. II est constant qu’il a pu par ce moyen porter 1 incendiedans la flotte romaine; mais devons-nous en conclure que lefait soit arrivé? C’es une nouvelle question sur laquelle onpeut encore être partagé. On peut faire valoir d’un estté lesilence de Polybe , savant ingénieur et mathématicien , quiécrivoit l’histoire de ce siège un demi siècle après; celui deTite-JLive et de Tlutarque , qui dans les descriptions qu’ilsfont de ce même siège, s’étendent avec une sorte de complai-sance sur les exploits merveilleux d’ Archimòde , et néanmoinsne disent rien de ses miroirs. Ces deux derniers écrivains, sur-tout , auroient-ils oublié un fait si capable d’orner leur récit ,s^il en étoit resté la moindre trace dans la mémoire des hommes ?D’ailleurs il y a bien des inconvéniens dans une semblable in-vention. II faudroit supposer que les vaisseaux romains, aux-quels Archimède se seroit adressé, lui eussent donné, parleur inaction, le temps d’arranger sa machine, fort longue à

(1) Ars magna lacis ct ximbrx , (r) Mém, de l’Acad. ann. 1746.

vers. f n.

Tome /. G g