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Tome premier.
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2 4 ô HISTOIRE

M. líorsley , inséré dans les transactions philosophiques de Tan-née 1772-- Voyez la note F , à la lin de ce livre.

L’astronomie eut également des obligations de divers genresà Eratostliène. Ce fut lui qui engagea Ptoìdmée Pvergète àfaire construire et placer dans le portique de 1 École d Alexan»drie, de grands instrumens pour Tobservation des astres; cesont sur-tout ccs fameuses armilles, je dis fameuses, parce queles principales observations de Tastronomie grecque fuientfaites par leur moyen. Ces armilles étoient un assemblage de.divers cercles qui représentoient ceux de la sphère céleste, etqui étant placés dans la situation convenable, servoient à ungrand nombre d'usages astronomiques. Comme nous nous pro- /posons de donner ailleurs une idée de Tastronomie pratiquedes anciens (1), nous nous bornons ici à celte légère indica-'tion. N

La tentative d’ Eratostliène, pour mesurer la grandeur de laterre, est fameuse en astronomie, et mérite une discussion par-tticulière. Mais avant de nous en occuper, il est à pro,os dpparler ici d’iíne mesure beaucoup plus ancienne, dont Arislotèfait mention, et qu’il attribue à ce qu’il appelle les anciens ma-,thémadciens.

Aristote, en effet, dans son livre de cœlo , c. 14, dit queces anciens mathématiciens avoient trouvé' la circonférence dt;la terre de 400,000 stades. II seioit fort à desirer que ce pliiloisophe fut entré dans plus de détails sur ce sujet, et en parti;culier qu’il eût explique' de quelle espèce de stade il entendoijparler. Car d’ahord on ne sauroit Ten tendre d u stade olympiqut;commun de la Grèce, qni étant de près de 1,5 de nos toises ja u roi t donné pour la mesure du degré terrestre, plus de joó,.íootoises; ce qui excède tellement la mesure réelle, constatée au-1jourd hui d environ 67000 toises, qu’on ne peut admettre une)pareille erreur, si l’on veut donner cette mesure pour quelquechose de plus qu’une conjecture vague.

II y a à la vérité un autre stade grec, quoique moins com-mun, savoir celui dont parle Xénophvn, en évaluant la marchedes Grecs dans la fameuse expédition des dix mille ; et ce stade ,d’après des combinaisons assez probables, n’est que de 76 de nostoises ; ce qui est assez bien le rapport d’un homme de taillemoyenne avec un homme de taille gigantesque, tel qu’étoit Her-cule , dont le pied avoit servi de module au stade olympique.En supposant donc que ce soit là le stade dont Aristote a en-ftendu parler, il en résulteroit, pour cette mesure de la terre june longueur de 83325 de nos toises par degré.

(>) Voyez le livre suivant.

L’erreur