Band 
Tome premier.
Seite
241
JPEG-Download
 

DES MATHÉMATIQUES. Pakt. I.Liv. IV. 241L’erreur est ici à la vérité de 26000 toises, ou de près d un.tiers sur la grandeur réelle ; mais cjuand on considérera que lagéométrie et Gastronomie étoient dans l'enlance, on trouverapeut-être que ce premier effort de requit humain pour mesurernotre demeure n'est pas tout-à-fait malheureux. ^

Je n’ignore pas que pour rapprocher cette mesure du degréterrestre, de la véritable, on a eu recours à un autre stade,dont il est lait une mention obscure dans quelques auteurs an-ciens, et que par des combinaisons recherchées on a íixé dé 5 oà. 5 .f toises. On a fait plus: après avoir supposé cette anciennemesure de la terre aussi exacte que colle de M. Picard , on ena conclu que ce stade étoit tout juste de 5 i toises 10 pouces;

J ouis à force de tirailler cet ancien stade à peu-près inconnu àa Gicce, on l’a ramené à cette mesure, et on en a concluque les anciens mathématiciens avoient déjà mesuré la terreuvec autant d’exnctitmle que les modernes. Mais en vérité peut-on supposer i\d Aristote écrivant, pour des'Grecs, ait pu em-ployer à celle évaluation mie mesure si peu commune chez eux,que pour rétablir coújectrtraleinent, il fàn.t recourir à quelquesrapports ob éurs de cette mesure a\;ec la parafai,ge Ferse onle schène Egyptien. C’est pourtant ainsi qu’on trouve quetout est renouvelle chez n pu s, je ne dis pas des Grecs seule-ment, mais des Chaldéens, des Indiens, on de cette espèced’hommes qu’on a placée sur les plateaux des montagnes de laSibérie, avant que la terre se í’ut assez refroidie pour que sesparties plus mér idionales ppssent être-habilées. 11 n’estrien qu’nvecune pareille torture de passages anciens on ne parvienne à irouver ;on n’a pour s’en convaincre qu’à lire le commentaire de M.Loys de í'hézeaux sur Daniel; et j’en'pnurrois citer plusieursautres exemples. Contentons nous donc d’accorder à nos an-ciens des germes d’idées, qni, m h ris par les siècles, ont pro-duit les découvertes dont nous sommes en possession; maisgardons nous de penser que nous n’avons pas la plus grandepart à leur développement.

Si cependant, peu content de cette dimension grossière de laterre, on vouloit à toute force lui donner plus d’authenticité etd’exactitude, je serois porté à^penser que ce fut l’ouvrage desastronomes Chaldéens; car jenesaurois croire que ce soit celui desmathématiciens Grecs. II est bien vrai que Diogènè 1 .aëreeparlant d ' Anaximatuíre , dit de lui : ternie nia risque circui-tus dimensus est; mais il iCest là question, que de dimensionstopograpbiques de la Grèce, dont il présenta le tableau auxGrecs assemblés. La Grèce presque par-tout hérissée de mon-tagnes, n’offroit nulle part'un local propre à y mesurer ungrand arc du méridien. II en est tout au contraire de la Chaldée ,Tome I. H h