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Tome premier.
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où les vastes plaines de ,1g. Mésopotamie permettoient nne pa-reille opération. Car sans doute on ne pensera pas qu’on Çysoit (.iris comme ont fait dans ces temps modernes SnèlUus etM .^Vìeqrd, par nne suite de triantes liés entre eux, mais à-peu près eo m trie lirent dans la suite les Arabes, lorsqu'ils me-!snrèi'ent la toise à. la main deux degtés.du méiidun dans desniâmes plaines. Si donc on veut (pie cette mesure ait été unsmesure réelle et approchante dç l’exactitude, on pourroit direavec quelque probabilité opx AristuLc la tenoit des Chaldéenspar la ruêmp voie qn’il obtint les observations Chaidcennes ,dont il est parlé d^n^qleiniâine liyre de çcielo, et, dans ce casle petit stade en question aurphstté une mesure en usage dansce .pays, (pi 'Aristote aura ndmm.ee stade, Mais vouloir fairecadrer daris la toise cette injure avec celle des modernes, c’estce qui me paroît tout-à-fait forcé. Après cette digression je re-viens à Eratusthène : voici comment il procéda dans sa me-sure ( ì ).

II y aroit à Syâne, un puits profond qui étoit entièrementilluminé à midi, le jour m âme dn solstice d’été. EratosthèneÀ'avoit remarqué ; et comme à 3co stades à la ronde les hauteurs'Verticales ne jettoient point (sombre à ce moment, il en con-clu o! t que Syène étoit précisément sous le tropique du Cancer.31 supposa ensuite que Syène et Alexandrie é t oient l’une etf autre sous le même méridien , et il estima leur distance de dooostades. II ne s’agissoit plus que de connoître quelle partie duinéiidion terrestre étoit Tare compris entre ces deux villes. Poury parvenir, il attendit à Alcxandiie 1smidi du jour du solstice,moment a u quel le soleil étoit absolument vertical à Syène; età f aide d’un style clevé au milieu (f une Scophé ou d'un seg-ment sphérique creux, et dont le sommet atteignoit à son centie,il mesura l aïc intercepté entre le soleil alors au v.énith de Syène,et le zénidi d’Alexamh ie. 11 le trouva par-là (f une 5c cm0 partiede la circonférence., don il Conclut que la grandeur du degréterrestre étoit de 260,000 stades.

II nous est superflu d’observer qu’une semblable mesure dela terie est plutôt une évaluation approchée qu’une mesureexacte. Car, en premier lieu , Erutosthène supposoit assez légère-ment que Syène étoit sous le même méridien qn’Alexandi ie ;il est vrai que le P\il court asoea directement du sud au norddans toute retendue de fl gypte; mais enfin Syène, aujourd’huiSortrvrie ou Assottan dans la haute Pgvpte, est de p c.s detrois degrés à 1 est d Alexandrie. Il est vrai que Cet écart' mentest si peu considérable, qu il rfeu résulteroit presque pas une

(1) Clcomcdis cyclica theoria, eic. iiv. I, cap xv.