oU HISTOIRE
cle i 5 à 1 6' à faire à la détermination d ' Eratosthène. Je ponr-xois le suivre ici dans cette discussion ; mais comme tout ce cjn’iìdit sur ce sujet est fondé sur la supposition cpi 'Eratosthène a faitson observation d’une certaine manière ; et que l'on peút .faireaussi des suppositions où cette erreur n’inílueroit point sur cettedétermination, il nous paroít superflu de'discuter un objet; donttontes les données sont incertaines , à commencer par la pre-mière ; savoir, cpe Syène soit précisément sous le tropique duCancer. Car il est aisé de voir que le phénomène observé àSyòne , avoit lieu dans une zone de près d’nn demi-degté delargeur, à cause du diamètre apparent du soleil.
Macrobe nous apprend dans son songe de Scipion, qn’/'/vz-tnsthène , dans son livre de Dìrnensìonìbus , íaisoit le soleil 27-fois aussi grand que la terre; et P h.> torque , dans son livre deP/nciùs E hilosophorum , dit cjue ce philosophe éloignoit la lunede la terre,dc 780,000 stades, c’est-à-dire, d’environ 1 y demi dia-mètres terrestres , et le soleil de 80^,000,000 ; ce qi i feroitenviron 19,000 demi-diamètres de la terre. Tout cela est foi cmal concordant; car Eratosthène donnant an soleil un dia-mètre égal à 2"? fois celui de la terre, et ne pouvant igrorti-que son diamètre apparent n’est que d’environ un demi-. eg é,cîevoit trouver par le calcul son éloignement de la terre d’en-viron 620 demi-cliamètres terrestres, ou seulement 24,800,000stades. I! est même probable que disant que le soleil est 27fois aussi grand que la terro , il l’entendoit du volume on dela solidité , ce qui reduiroit le diamètre dn soleil à 3 fois celuide la terre ; et dans ce cas , il étoit assez géomètre pour trouvercette distance de 70 demi-diamètres seulement, ou de 2,800,000stades. Ainsi il y a sans doute erreur dans Plularque etMacrobe.
On s’attend bien qu’un homme, tel qu 'Eratosthène , dutlaisser un grand nombre d’ouvrages. En effet, il avoit écrit,suivant T roc lu s x sur les sections coniques ; selon Guidas , surGastronomie, c’étoient sans doute, ses écrits astronomiques ci-el essu s qu’il avoit en vue ; Thcon de Smyrne le cite à l’ccca-sion de ses écrits arithmétiques, il avoit, sur-tout, travaillé surla géographie, -çxàsi^'Hìpparque le citoit et le contrcdisoitsouvent, au rapport dc Strabon , qui prend fréquemment sadéfense. Tous ces ouvrages sont perdus , et le seul qui aitpercé , est une description des astéiismes ou constellations cé-lestes, publiée en 1680, par le P. Vctau, clans gon Urano~logium , et qui Ta été de nouveau dans la magnifique édition'd 'dratus, donnée en 1672, à Oxford. 11 . y a cependant defortes raisons de douter que cet ouvrage soit d Eratosthène ,ou il a éprouve des altérations considérables. Quoi qu’il en
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