Band 
Tome premier.
Seite
245
JPEG-Download
 

DES MATHÉMATIQUES. Fart. ï. Lit. IV. ,2.j5soit, on trouve dans cette dernière édition divers autres írag-mens èèEratost/icne , comme son Mësolabe d’après Eutocius,sa mesure de la terre d’après Cléomède , sa division harmo-nique d'après Thëon , et une table des nombres ayant trait àson KOKKivoy , ou crible des nombres premiers. Mais séditionde l’emlroit de Nicomaque ou de Roëcc qui y a trait, atiroitmieux rempli cet objet. Cela a été suppléé comme, on !'a ditplus haut, par M. I-Iorslcy , dans les transactions philosophiques ,année r- 73 .

Eratosthène enfin étoit auteur d'un poème sous le nomd’ Hermès. Scaliger en a rapporté des f’ragmens dans son com-mentaire sur Manilius , et l’on volt par-là que c’étoit un poèmeastronomique. Car un de ces fragmens est une descriptiondes zones terrestres; ce qui a fait donner par d’autres a cepoème le titre de zonis.

VII.

Vers le temps où A rebimède finissoit sa carrière, l’écolcd'Alexandrie voyoit commencer la sienne à un géomètre, quine s’est guère moins illustré par son génie. C’est Apolloniusde Ferge, à qui les anciens déférèrent ie surnom de grandgéomètre, du géomètre par excellence. Il me semble néan-moins que quel que soit le génie que montre Apollonius , onne peut disconvenir que le géomètre Sicilien ne lui cède en rien,et même ne se montre à certains égards plus merveilleux parlesvoies extraordinaires qu'il a su se í’rayer. S’il n est qu’nn Neutonparmi les modernes,. il n'est qu’un Archimède dans l’anti-quité.

Apollonius étoit de serge en Pamphilie. II naquit sous lerègne de Ptolémée Eve'rgète I, c’est-à-dire, vers le milieu dusecond siècle avant l’iire chrétienne, et il flemit piinciuale-Ment sous Ptolémée Philopator , ou vers la fin du même siècle( 1 ). Nous apprenons de Pappus qu’il se sonna à Alexandriesous les successeurs d Euclide, et que ce fut-là qu’il acquitcette habileté supérieure cn géométrie qui le rendit fameux.Le même auteur parle assats peu avantageusement des autres qua-lités d 'Apollonius : il nous le représente ( 2 ) comme un hommevain , jaloux du mérite des autres , et saisissant volontiers 1 oc-casion de les déprimer. Faut-il que les perfections de l’espritsoient si souvent ternies par les défauts du cœtir?

Apollonius fut un des écrivains les plus féconds et les plus

(1) Eutoc. in Apjll. conica. (-) Coll, Math, I. 7 , praef.

l’hotii Eihlmth. cod. i5o.