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Tome premier.
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3 5o HISTOIRE

géomètre Grec, beaucoup plus complet que ce qu'on en avoitdéjà. II se lit traduire par un religieux Maronite le titre de lacinquième partie qui, conformément à la division d 'Apollonius ,traitoit de maximis et minimìs. Le duc de Toscane lui coníiagénéreusement ce manuscrit qu'il porta à Rome : là aidé parAbraham EcchelLensis , savant dans les langues Orientales, ilparvint à le traduire en Latin, et le publia en 1661 avec desavantes notes , que la précision extrême du traducteur , ouplutôt de l’abréviateur Arabe, rendoit nécessaires. II faut remar-quer que ce manuscrit avoit le même défaut que celui de Golius :le huitième Livre ne s’y trouvoit point, et probablement il estperdu pour jamais. Car il manquoit encore à la version abrégéed ' Abdolmélec , que Ravius avoit apportée d’Orient, et q u ilpublia en 1669 , traduite dans un Latin que M. HaLley traiteavec raison de barbare.

Cependant M. Viviani conseillé par ses amis de ne pas selaisser enlever par cet événement le fruit de plusieurs annéesde travail, se disposoit à publier le résultat de ses réflexionssur le cinquième livre d 'Apollonius. II obtint une attestationdu grand duc qui parada tous ses manuscrits dans Tétât oùils étoient. Borelli eut ordre de ne rien communiquer de cequ’il trouvoit, à mesure qu’il avançoit dans sa traduction.Viviani enfin qui ignbroit T Arabe , travailla en diligence etpublia un an après , savoir en ìódq , sa divination sur Apol-lonius. Le parallèle qu’on put en faire quelque temps aprèsavec Touvrage de ce dernier, ne fut pas désavantageux angéomètre Italien : souvent aussi profond que Tandon dans lesquestions qu’ils traitent ensemble, il se jette dans un champbeaucoup plus vaste. II se forme de nouvelles théories, il trouvequantité de nouvelles propriétés des sections coniques, de sorteque son ouvrage pourroit être considéré comme un supplémentà la théorie ancienne de ces courbes. II faut pourtant convenirque M. Viviani ne touche pas les questions les plus difficilesqu’ Apollonius traite dans son cinquième Livre, comme la déter-mination des points d’où il n’est possible de tirer à la partiede la courbe au-delà de Taxe qu’une seule perpendiculaire.

L’histoire de cet ouvrage de Viviani m'a un peu écarté demon sujet; j’y reviens, ct je termine en peu de mots ce quime reste à dire sur les coniques d 'Apollonius. L’édition qu’ena donné M. Halley ( 1 ), est recoinmandable par toutes lesqualités qui peuvent rendre une édition précieuse. Ce mathé-maticien célèbre n’a rien oublié pour nous rendre dans leurintégrité le texte Grec et les derniers livres dont on vient de

(i) En 1710, in-fol.