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Tome premier.
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z6* HISTOIRE

Nous remarquerons ici que cette hypothèse étoìt virtuellementla môme que celle de l’excentrique. Car en supposant l’épicyclese mouvoir d’un semblable mouvement, la courbe décrite parle soleil est précisément l’excentrique même de lar première hy-pothèse. II y avoit des cas où, pour satisfaire à plusieurs iné-galités à la fois, tantôt onfaisoit mouvoir l’épicycle sur un cercleexcentrique lui-même, tantôt l’on donnoit à l’épicycle un cer-tain mouvement autour de son centre. Mais il nous suffit d’a-voir indiqué ici ces tentatives jjpfructueuses , ccs premiers effortsde l'esprit humain, pour expliquer et représenter les phénomènes.

Hip-parque ébaucha aussi la théorie de la lune , en décou-vrant et calculant quelques-uns des élémens nombreux qui lacompliquent. 11 mesura d'abord la durée de ses révolutions ,objet sans doute du livre intitulé de menstruo révolution}s tem-po re (ì). La méthode qu’il y employa, fut semblable à cellequi lui avoit servi à mesurer le mouvement annuel du soleil.II compara d’anciennes observations d’éclipses avec les siennes,et il divisa ensnile l’intervalle écoulé par le nombre des révo-lutions synodiques. Ifdétennina l’excentricité de f orbite lunaire,et son inclinaison à l’écliptique qu’il fixa à 5 °, sujet sur lequelil écrivit le traité de menstruo lunae motu in latitudinem. IImesura aussi plus exactement-qu’on n’avoit encore fait le mou-vement des apsides de la lune, qui suit l’ordre des signes, etcelui des nœuds qui se fait en sens contraire.-A l’égard de laseconde inégalité de la lune qui dépend, non de l’excentricitéde son orbite, mais de son aspect avec le soleil, Ptoléméesemble dire qu’elle fut inconnue à Hipparque (2), ce qui meparoît difficile à concilier avec la sagacité dont il donna tantde preuves. Hipparque enfin calcula les premières tables desmouvcmens de la lune et du soleil, dont il soit fait mentiondans l’Astronoinie. C’est apparemment de ces tables que parlePline (o), quand il dit que cet astronome prédit le cours deces astres pour 600 ans; ce que quelques-uns ont entendu pardes éphémérides calculées pour cette suite d’armées. II y a cer-tainement de l’exagéraùon dans ce trait, et il s’accorde malavec cette circonspection pour laquelle Hipparque est plusieursfois loué par Ptolémée.

Un des objets de f astronomie est de reconnoître les distancesdes corps célestes, et la grandeur de l’univers. Ce fut aussi unde ceux auxquels Hipparque s’a donna avec beaucoup de soin,et s’il resta encore bien en deçà de la vérité dans ses détermi-nations , il faut da moins convenir qu’il éloigna les limites de

(1 ) Suidas, in Ilippcircho. (3) Hist. Nat. I. j , e. IX.

(í) Alm. 1. 5 , c. ì.