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Tome premier.
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DES MATHÉMATIQUES. Pâtit. I. Lit. IV. c 63l’nmvers beaucoup plus qu’aucun de ses prédécesseurs. Au dé-faut d une méthode directe il en imagina, une indirecte fort in-génieuse, qu’on connoît en astronomie sous le nom du Dia-gramme Hìpparque. C’cst une manière de comparer les dia-mètres appareils, les parallaxes horizontales du soleil et de lalune, leurs distances et leurs grandeurs respectives,,aussi-bienque le diamètre de sombre terrestre dans l'endroit ou la lunela traverse dans ses éclipses. Hìpparque , au rapport de 1 hcon ,(1) en avoit écrit un traité particulier qui étoit intitulé de ma -gnitudìnibus et dis tandis solis et lunae , et il s’étoit servi,pour déterminer ces rapports différons , de quelques phéno-mènes des éclipses. 11 y a en effet entre eux une t elle liaison,que quelques uns étant une fois déterminés, tous les autres s’enensuivent nécessairement. Par ce moyen Hìpparque trouvoit^adistance du soleil à la terre d’cnviron 1200 demi-diainètres ter-restres, sa parallaxe horizontale de ó'; la distance moyennede la lune à la terre de de ces demi diamètres, d’où il con-cluoit que le diamètre de la terre étoit égal à trois fois et ~ celuide la lune, et que celui du soleil contenoit cinq fois et demiecelui de la terre (2). Ptolémée s’accorde avec lui dans ses me-sures, et lait usage des mêmes moyens pour y parvenir. Maisles modernes, en rendant justice au génie d 'Hìpparque } n’ontpas cru que sa méthode fùt propre pour atteindre à des déter-minations aussi délicates: iis ont seulement retenu sa ligureet son raisonnement, comme' un des principaux éléinens ducalcul des éclipses.

Hìpparque fut contraint de s’en tenir à la théorie de la luneet du soleil. II ne crut pas avoir des observations assez nom-breuses pour jetter les fbndemens de celle des autres planètes.Trop amateur de la vérité pour proposer des hypothèses donti! auroit senti l’imperfeciion extrême , il laissa à ses successeursle soin de foncier cette théorie , et il se borna à leur transmettredes matériaux pour cet effet: dans cette vue, il rédigea les ob-servations faites avant lui sur ces planètes , et il en lit lui-mêmeun grand nombre avec tout le soin dont il fut capable. Je m’é-tonne qu z Ptolemée, qui nous apprend ceci (i) » n’ait fait au-cun usage des observations d’ Hìpparque , lorsqu’il étaillit sathéorie des cinq planètes. Il semble que i’exactitude pour la-

(') Com. ìn Ahn. I. 6.

(p) te p.e puis m’empêcher de lavercet Astronome ancien d’une imputationde M. Weidler, qui lui fait dire dansson Histoire de I’Asttonomie, que ledt-uiècre du Soleil contenoit 1050 fois

le rayon de la terre. L’Auteur donts’appme M .'Weidler dit seulement 10,50, c’est-à-dire, 10 fois et et quandil auroit attribué cette absurdité à Hip-paajue , il auroit fallu ne f’en point croire.

(3; Ahn, 1 , 5, c. 2.

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