DES MATHÉMATIQUES. Part. I. Lir. IV. -65
Ttolémèe nons apprend qu ’Hipparqite soupçonna d abordqu’il n’y avoir que les étoiles situées dans le Zodiaque, ou auxenviron.?, qui eussent été déplacées, eoinine si, plus voisinesdu cercle qui est en quelque sorte le grand chemin des pla-nètes, elles eussent été plus exposées à participer à leur mou-vement. Mais cette idée fut bientôt dissipée par la comparai-son des lieux des autres étoiles, et Hìpparqne reconnut quece mouvement étoit général, et qu’il se faisoit autour des pôlesdu Zodiaque. Cependant toujours circonspect, et n'osant pasentièrement se lier aux observations grossières de ses prédé-cesseurs , il ne crut pas devoir annoncer sa découverte avectrop de confiance. Mais aíin de mettre la postérité en état deprononcer, il dui transmit un grand nombre d’observations surles fixes. Elles servirent dans la suite à Ptolémée pour assureren même temps et l’immobilité parfaite des fixes les unes à1 égard des autres, et le mouvement de toute la sphère étoiléeautour des pôles du Zodiaque.
Le génie d 'Hìpparqne porta dans la géographie les mêmeslumières que dans f astronomie. II imagina le premier de faireusage des longitudes et des latitudes pour lixer la position deslieux sur la surface de la terre ç i ì, et il se servit pour déter-miner les premières, des éclipses de lune. Nous conviendrons dupeu d’exactitude des déterminations d 'Hìpparqae \ mais le prin-cipe étoit excellent : il ne manquoit que de la perfection à l’as-tronomie pratique pour en retirer le fruit.
Les calculs nombreux où tant de travaux engagèrent ce la-borieux astronome, lirent^enlin naître entre ses mains la trigo-nométrie , soit rectiligne, soit sphérique. Théon cite de luiun traité sur les cordes des arcs de cercle en douze livres ( 2 ),qui ne pouvoit être qu’un traité de trigonométrie. Car on saitque les anciens employoient les cordes des arcs duubles au lieudes sinus, qui sont aujourd’hui en usage.
Je termine en peu de mots cet article, en rapportant les titresde quelques autres ouvrages d ' Hipparquc. Dans celui de ìn~tercalaribus mensibus , cité par Suidas , iicon igeoù la périodeCaltìppique; nous avons rendu compte de cette correction dansl’article douzième du livre précédent. Sa critique des Phénomènesá’A ratas , intitulée , ìn. Aratì et Eudoxi. phenomena enarratìo-num lìbrì III , est le seul ouvrage de cet astronome qui noussoit parvenu, et a pour nous peu d’intérêt depuis que ce genred’astronomie n’est plu» d’usage. Il en est de même de ses re-marques sur la géographie à'Èratosthène qu’il critiquent avec une
(0 Strab. Geog. 1, i, p. 7 , Edit.
(i) Comm. in Aine !. i, c. 9 .
Tome I.
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