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Tome premier.
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267
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DES MATHÉMATIQUES, Part. I. Liv. IV. 267ne dît rien de ce célèbre astronome, et de sa découverte mé-morable du mouvement propre des étoiles. Je ne saurois mepersuader qu’avec autant d’inteliigence qu’il en montre , il n’eûtpoint eu de connoissanee de cetie découverte , et qu'il n’en eûtpoint fait mention s’il lui avoit été postérieur.

Ctésìbi.us et Héron son disciple, l’un et l’autre d’Alexandrie,s'illustrèrent par* leur habileté dans les mécaniques. Le pre-mier vivoit sous Ptofémée Evergète II, ou au milieu d u se-cond siècle avant l’ère chrétienne. Né dans un état qui l’éloi-gnoit des sciences (car il étoit Jils d’un barbier d’Alexamlrie ),il dut tout à son génie. Un jour étant dans la boutique de son.père , il remarqua qu’en abaissant un miroir , le poids qui lecontiebalançoit et qui étoit renfermé dans une coulisse cylin-drique , formoit un son par le froissement de l’air poussé avecviolence dans l’espace étroit qui lui servoit de jeu. Ctésibìusdoué de l’esprit d’observathm , en conqut l’idée d une orgue hy-diaréique par le moyen de Pair et de seau. II y réussit, et ilappliqua cette ingénieuse invention à des clepsidres sur lesquellesil travailla beaucoup. Vitruve , à qui nous devons ce trait his-torique sur Ciésiùins (1), décrit au long plusieurs de ses ma-chines, et enti 'autres, une fort ingénieuse, où l’eau coulantpar un trou ménagé dans une lame d'or ou une pierre pré-cieuse, soulevois une nacelle renversée. Cette nacelle portoitnue règle dont les dents s An grain an t dans celles d’un tambour,■le mettoit en mouvement, et celui-ci le communiquoit à d’autresroues-, au moyen desquelles s’exécutoient divers jeux, des sonsmusicaux d’orgue , de trompette , etc. Ce mouvement servoitaussi à montrer les heures de nuit et de jour par un index mo-bile sur une colonne , le premier exemple connu d’un horlogemécanique. II fut, dit-on, l’inventeur des pompes, et nous enavons effectivement une fort ingénieuse qui porte son nom ;elle est composée de deux corps de pompe qui vont alternati-vement, de sorte que tandis que l’un des pistons monte et as-pire, l’autre descend, et refoulant l’eau, la fait monter dansun tuyau commun. Le chevalier Morlaiul s’est beaucoup appliquéà perfectionner cette pompe , à laquelle il a trouvé de grandsavantages (2) , et qui en a réellement. Phi/on de Eysanee (-'>')lui attribue encore une invention fort semblable à notre fusilà vent. C’étoit un tube, dans lequel l’air comprimé et ensuiterendu tout-à-coup à lui-même , pousaoit un trait,

Héron s’acquit, de même qu S son maître , une haute réputa-tion par son habileté dans la mécanique, ct ce fut un des an-

(1) Archit. J. 9, c. ç)i I. 10, c. 12. (3) Belopeaeca.

[2) tievíU. des eaux, c. 4.

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