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Tome premier.
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268
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268 HISTOIRE

ciens qui écrivirent le pins clans ce genre. On avoit autrefois delui un ouvrage du moins en trois livres, où il traitoit an longdes difféierites puissances mécaniques ; il les réduisoit au levier,suivant l’idée déja reçue des mathématiciens, et il les combi-noit de diverses manières pour les appliquer aux besoins de lavie (1). GoLius apporta d’Orient, an milieu du siècle passé, unouvrage où ce mécanicien restituoit la machine d 'Archimìdepour tirer des fardeaux énormes : Vappris en parle (r.) et lanomme Bjtps ky.oí , onerum tractor. C’étoit une machine lorljsem-blable à notre cric, c’est-à-dire composée de plusieurs rouesdeniées, engrainées dans des pignons etc. Le calcul qu il fai-soit de sa force , est en tout conforme au nôtre.

Ce fut principalement par ses c/epsidres à eau, par ses au~tomates et ses machines à vent, op Héron excita l’adrniration.de l'antiquité. Nous avons son traité des machines à vent,sous le nom de Spiritalìa ou Tnéumatica , avec uu fragmentde ses automates ( 3 ). Le premier de ces traités est un monu-ment très-estimable du génie d Héron : on y remarqne parti-culièrement que, quoique de son temps l’élasticité de l’air fûtinconnue , elle est cependant presque toujours heureusementappliquée à produire son effet ; ce sont d ingénieuses récréationsmécaniques. A l’égard des automates , je doute que leur effetpaiût aujourd’hui merveilleux Héron dans ce genre me paroîtau-dessous de ce qu'il est dans ses pneumatiques. On a encorede ce mécanicien un traité intitulé Belopeaca , ou de la cons-truction des traits, que les éditeurs des ±\lathematici veteres ontpuhlié. Nous finissons ce qui le concerne , par remarquerqu’il joignoit à cette habileté dans les mécaniques, beaucoupd’intelligence dans la géométrie : il est souvent cité par Proclus ,comme auteur de nouveaux tours de démonstration de diversespropositions des Élémens.

Phi Ion de Bysauce fut aussi un mécanicien célèbre de l’an-tiquité : il vécut, non vers le temps d.’Alexandre , commel’ontpensé les éditeurs des Mathematìci veteres , mais, au plutôt,peu après Héron , qu’il nomme dans son traité de la constructiondes balistes et des catapultes. II étoit fort versé dans la géo-métrie , et sa solution du problème des deux moyennes pro-portionnelles , quoique la même dans le fonds que celle <l’A-polìonius, a son mérite dans la pratique. Philon écrivit aussiun traité de mécanique , dont l’objet étoit à-peu-près le mêmeque celui d ’Héron ; mais il ne nous est point parvenu, et iln’est connu que par les citations de Fappus (4).

(0 Papp. Coll. Math, !. S, passim. Commandita 1 <(75,«*-4°. iterùm 1647»

(2) Papp. Ibiii. prop. io. curd N. Alleoti.

(3) Heronis Spiritalia , cura Ftd. (4) 11 id. J. 8 , passim.