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Tome premier.
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2 7 o HISTOIRE

ses disciples, cette évaluation , dis-je, paroît devoir être regardée

connue la véritable.

M. Weidler (1) attribue à Possidonius , sans doute par pré-cipitation , un sentiment absurde, savoir, celui de faire le dia-mètre du soleil de 300,000 diamètres de la terre. II cite Cléomèdel. 2. cap. 1 ; mais on n'y lit rien de semblable : on y volt seu-lement un certain raisonnement de Possidonius , duquel ilconciuoit que ìe diamètre du soleil pouvoit être de 000,000 stades ;ce qui ne fait que 3 à 4 diamètres de notre globe.

II n’y a encore aucune espèce de fondement a ce que IViccioli(1) trouve d’après Pline (d), que ce philosophe éloignoit lesoleil de la terre, de 10, i/,.r demi diamètres terrestres, en quoiil eùt surpassé tous les astronomes anciens et modernes jusqu’aucommencement de ce siècle. Le texte de Pline dit qu'il donnoit40 stades de hauteur à notre air grossier troublé par les ventset les nuages; que delà il mettoit jusqu'à la lune, vicies centunLstadiorum , eníin de-là jusqu’au soleil, qiiinqui.es mille. Orcela est étrangement éloigné du calcul de Riecioli , car 2000stades font à peine j 5 de nos lieues, et ce 11’étoit, d’après ladimension de la terre de Possidoniiis même, que la 20 e . partied’un rayon terrestre ; et les quinquies mil lies , en supposantqu’ils signifiassent cinq mille fois la distance précédente , nedonneroient encore que 240 à zoo demi-diamètres terrestres àla distance du soleil à la terre.

Mais peut-011 croire qu’après les démonstrations d 'Aristarquede Samos et celles d’ Iiipparque , qui ne pouvoient guère êtreignorées de Possidonius , peut-on croire, dis-je, qúe ce phi-losophe fît la lune si voisine de la terre? Ainsi il faut qu'il yait quelque erreur dans les nombres donnés par Pline ; et c’estavec raison qu’on conjecture qu’il faut lire vicies centum milliaet quinquies mil lies millia. Car on remarque qu’il étoit assezfamilier anx Romains d’omettre i'M, qui signiíioit mille ou milliadans ces dénominations numérales , et l’on en cite des exemplesassez fiéquens. Admettons donc cette correction, et nous trou-verons que ce philosophe astronome faisoit la lune éloignée dela terre de 2,000,000 stades; ce qui revient, selon sa mesure, àenviron ^o rayons terrestres , et approche assez de la véritépour ces temps anciens.

Quant au soleil, il en résulteroit une distance de 10 millionsde stades, de cet astre, à ajouter à celle de la lune ; ce quidonneroit un éloignement de 3 oo demi-diametres terrestres dusoleil à la terre; et il n’en failoit pas moins, ajoute Cléomède

(1) Kist. Astronomiac , cap.

(î.) Alr.iag. Novum. t. 1 , p. iii.

(3) Hist. Nat. lib. 2 , cap. 23.'