Band 
Tome premier.
Seite
271
JPEG-Download
 

DES MATHÉMATIQUES. Puvt. T. Lit. IV. 271d’après ce philosophe , pour que ce vaste globe do feu ne brûlâtpas la terre do ses rayons.

Il est vrai cependant qu’en admettant cette détermination dela distance du soleil à la terre , comme de Possidonius , elleseroit contraire à ce Aristarquc avoit démontré quelquessiècles auparavant; savoir, qne le rapport entre les distancesdu soleil et de la lune à la terre ne pouvoit être au-dessousde celui de 18 ou ty à 1 , tandis que du calcul précédent il nerésulte qu'une distance quintuple : mais ce seroit un temps assezmal employé-que de s’épuiser davantage en conjectures , d’aprèsdes données aussi douteuses que celles qu’on a sur ce sujet.

Cléomède attribue encore à ce philosophe un sentimentfort raisonnable , et depuis vérifié par l’expéricnce , sur lapossibilité d'habiter les pays situés sous la ligue équinoxiale.On croyoit vulgairement de sori temps qu ils étoient si brûléspar le soleil, qu’iis étoient absolument déserts : Possidonius osapenser le contraire, et il en donnoit pour raison , que les terresvoisines des tropiques étant habitables, il en doit être ainsi, àplus forte raison, de celles qui sont sous l’équateur, à causede la longueur des nuits toujours égales aux jours ; ce qui dormeà l’air et à la terre le temps de se refroidir, indépendammentdes vents et des pluies qui servent encore à tempérer l’ardeurdu soleil. C’est en effet ce que ['expérience a fait voir. Les payssous l’équateur sont en général moins chauds qne ceux quiavoisinent les tropiques : il lait moins chaud à Cayenne qu’àSaint-Domingue ou à la Maitinique.

On doit probablement placer peu-après Possidonius ['astro-nome Cléomède , auteur d’un petit traité intitulé : Gyc/icatheoria meteororum. (s eu corporum cirlestium ) : ce sont desespèces d’élérnens d’astronomie sphérique. Quoique l’âge deCléomède ait paru assez incertain , je ne cloute point qu'il nesoit antérieur à 1 ère chrétienne. Le silence qu’il garde sur toutautre astronome postérieur à Possidonius , me le persuade , etl’usage presque continuel qu’il lait des raisonnement; de ce phi-losophe , pourroit le faire regarder comme un de ses disciples :on peut , au reste , s’étonner de ce qu’il ne parle jamais<YHipparque , le premier sans doute des astronomes de l’anti-quité jusqu’ù Ptolêmée. Cet ouvrage fut publié d’abord en 1 4yd ,cri latin par George Valla , et l’a été de nouveau en grec et enlatin par Bas ou r , savant Ecossois, en i 6 o 5 , à Bordeaux. Cetteédition est beaucoup meilleure que la première , et accompa-gnée de savantes notes. II y en a aussi une de ìo/jy.

L’astronome Sosigène doit sa célébrité a la circonstance dela reformalion du calendrier Romain laite par Jules-César. Cedictateur Romain, versé lui-même dans la science des astres, le