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Tome premier.
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sy2 HISTOIRE

procurer, et dc plusieurs excellens morceaux chronologíco-as-tronomiques , insérés dans les Transactions philosophiques.

II appartient encore à l’histoire de Ménélaiìs de remarquerqu’il fut un des géomètres qui s'attachèrent à la théorie deslignes courbes (T) : au reste, c'est défigurer son nom que del’appeller Mileiis , comme ont fait quelques auteurs qui le lisoientainsi dans de mauvaises traductions faites d’après l’arabe. Cetteerreur est fondée sur la méprise d’une lettre qui, avec deuxpoints an-dessous, forme un i, et avec un an-dessus, une n.Ceux qui connoissent un peu la langue- arabe, verront faci-lement comment dans im manuscrit sans voyelles et mal ponctué,on a pu lire f un pour l’autre. Pour épuiser enfin tout ce qu’onpeut dire de Ménélaìis, j'ajouterai qu’on ne peut guère douterque ce ne soit ce-mathéinaticien ,■ que Plutarque introduit commeun de ses interlocuteurs, dans son dialogue dc facie ìn orbelima.

Je ne puis m’empêcher de donner ici une place à un homme,dont Lucien ( 2 ) fait un éloge extraordinaire pour sa capa-cité , n on-seulement en architecture , mais dans toutes les par-ties des mathématiques. II se nommoit Hippias, et étoit ouson contemporain, ou quelque peu antérieur. Il vivoit consé-quemment vers le commencement du second siècle après J. C.II avoit construit , à Samosate probablement , des bains quiétoient un chef-d’œuvre de distribution et de commodité. Maisceci n’èst pas de notre objet. Suivant Lucien, il possédoit su-périeurement la mécanique, et même l’astronomie , au point,dit cet écrivain, que ceux qui l'avoient précédé, n'étoient ensa comparaison que comme des enfans. 11 seroit long, ajoute-t-il, de parler de son habileté , en ce qui concerne la lumièreet les miroirs. II avoit enfin orné ses bains de deux horloges,l’un hydraulique, quisonnoit les heures, et l’autre solaire. Lamusique ne lui étoit pas moins familière , tant en ce qui con-cerne la théorie que la pratique, et tontes ces coiœoissances,il les possédoit, dit Lucien, comme s’il eût fait de chacuned'elles son unique étude. Ajoutez à cela le talent de la parole-,et celui de rendre ses idées avec la plus grande netteté ; etnous aurons de cet Hippias l’idée d’un des hommes les plusextraordinaires par la réunion des talens. Mais il ne paroît pasavoir rien écrit, et c’est-là, sans doute , la raison pour laquelleil n’a jamais figuré , jusqu’à ce moment, parmi les mathéma-ticiens.

T/icon cultiver t l’astronomie sous l'empire d’Adrien, et Pto~lémée emploie, pour fonder sa théorie de Vénus et de Mercure ,,

(1) Coi!. Math. 1 . 4, pr. 30,

(2) Voy. son Hippias seu Eaincum.