DES MATHÉMATIQUES. Part. I. Liv. T. 29Zplusieurs de ses observations. Nous n’hésitons point à faire dece Thêon le même que celui de Smirne, et celui à qui Pìutarquedonne , dans quelques endroits de son dialogue de fade in orbelima , le titre d’hábile astronome. On prouve que 'IIléon deSmirne vivoit vers ce temps , et rien n est plus fondé que defaire de trois hommes de mcme norn , contemporains et adonnésau même -genre d’érnde , un même ct unique personnage.M. Bouillaud a publié une partie d’un ouvrage de Thêon, quiconcerne f arithmétique et la musique ( x ) : on dit que le reste ,qui regarde l’astrononue ct la géométrie, se trouve dans la bi-bliothèque ambroisienne de Milan. U est fâcheux que jamaispersonne n’ait songé à publier cette partie, qui vraisemblablementnous instruiroit de beaucoup de faits curieux ; d'ailleurs , commeThêon fut observateur, peut-être y trouveroit-on diverses ob-servations utiles à l’astronomie moderne. Nous poumons direde ce mathématicien plusieurs antres choses médiocrement inté-ressantes ; mais nous nous hâtons d’arriver à Vtolémée „ quioffre un plus vaste champ à notre histoire.
I I í.
Lc projet qu Tlipparque s’étoit proposé, et qu'il avoit com-mencé d’exccuter avec succès, je veux dire celui «le fonder uncorps complet d astronomie , fut achevé par Ttolémée , à quil’arttiquité a décerné le titre du premier des astronomes.Quoique nous n’adoplions pas ce jugement en entier, (car ilnous semble quille n’eut pas assez d’égards aux droits ù'H'tp-parque sur ce titre ) nous ne pouvons du moins refuser àPlolémée un des premiers rangs parmi ceux qui ont couru cettecarrière dans tous les temps. 11 est vrai qn’il y a eu beaucoup ,et même presque tout, à réformer dans l’édisice astronomiquequ’il éleva ; mais au travers de tous ces défauts, on y anperçoittrop d'art pour ne pas rendre jpstice au génie ct ù l'habiletéde I■'architecte. On doit moins lui imputer les endroits défec-tueux de l’astronomie ancienne, qu’à la force des préjugés doson temps, et sur-tout au peu d’exactitude des observationsqui lui servirent de guides.
Ploléméc étoit, non de Peluse , comme on l’a cru jnsqu’icisur la foi des Arabes , mais de Ptolémaide en Egypte. Nous lotenons de deux écrivains Grecs, dont M. Bouillaud a publiédes f’ragmens sur ['astronomie (2) , et ils sont plus croyables sur
(0 E.rpnsit. eon/rn qu w ad Plat. niotz , frn/T. (irtiortan. ct P-cicír, dclectionem utiha sunt. Par. 1644,10-4°. Jud. ìcicnít, Gr . La t. 16( ;’j,
(2) Olympiodori ct Theodon Mt lite-