3o7, HISTOIRE
cle cc qn’il a en soin île déterminer la grandeur de ses épicyclcs
cl’après retendue de ces rétrogradations.
Mais nous avons remarqué que les progressions annuelles desplanètes supérieures, par exemple , d’une opposition à l’autre ,n’étoient pas égales : il en est 4 e même de Tintervalle com-pris entre leurs deux stations, ou de t'élcmdne de leurs rétro-gradations. Ytolémce fut conduit, par l'inmection de ce phéno-mène , à í’aire mouvoir les épicycles de ces planètes, non clansun cercle concentrique à la terre , mais clans un excentrique :par-là il parvenoit à accélérer leur mouvement dans certainesparties cle leur orbite , et à le retarder dans d’autres. Hans l’a-pogée , l’intervalle entre les stations , et la distance des opposi-tions cle suite, dévoient être moindres que dans le périgée, et<Tune grandeur moyenne dans les parties de l’orbíte situées entreces termes. Ttoléméù commença ici à donner atteinte à cetteparfaite régularité, que les anciens croyoient devoir conserverclans les mouvemens célestes ; car, afin de Satisfaire à plusieursphénomènes, auxquels l’excentrique simple, ne pouvoit suffire ,il fut contraint de faire tourner i’épicycle d’un mouvement égal,non autour de l’excentrique,mais autour d’un pointM aussi éloignéan delà de ce centre vers A , que la terre T l’étoit en deçà. Ainsiil y avoir dans le mouvement cl n centre de l’épicycle une iné-galité en partie réelle, en partie apparente ; et peut-être cetteidée a-t elle été la première occasion cle songer à partager l’iné-galité des planètes en deux parties, l’tme optique, l’autre réelle.Elle apu aussi donner lieu à l’hypothèsc de ceux qui ont fait mou-voir les planètes clans des ellipses , de manière que leur mouve-ment angulaire, vu du' foyer opposé à celui de la planète cen-trale; parût uniforme.
Les hypothèses de Violentéc pour les planètes inférieuresdiffèrent peu cle celles clés supérieures. Un épicycie sur un ex-centrique en fait la base, mais il y a quelque changement dansles détails. Ici le centre de l’épicycle suit le lieu moyen du so-leil, pendant que la planète le parcourt avec une vitesse cor- •respondante au temps cju’ellc emploie cl’une digression à la sui-vante clu.même côté. Cela ne suffisant même pas pour Mercure ,Vtoléméc imagina de donner à son orbite un mouvement ana-logue à celui qu’il donnoit an déférent de la Lune. II lui fallutaussi prendre pour centre du mouvement égal de l’épicycle unpoint moyen entre la terre et le centre de l’excentiique. Enfin,pour expliquer les phénomènes de la latitude de Vénus et cleMercure , il fut contraint de donner à leur excentrique un mou-vement de libration très-bisarre et très-composé. Je néglige derapporter diverses antres circonstances qui augmentent beaucoupla complication ; elle est si grande, qu’elie justifie presque le