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Tome premier.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. I. Liv. V. 3 o 3root peu •religieux et si connu , cl u roi Alphonse l'astronome.Ttolémëa lui-mêine ne peut se dissimuler ce défaut, et il clicrchaà le pallier (1). On ne doit pas , dit-il, comparer les astres auxcorps terrestres, ni juger de la difficulté de leurs mouvemenspar celle que nous trouvons à les concevoir et à les représenter.Ea simplicité de i’ouvrage de l’univers est d'un autre genre quecelle des ouvrages des hommes : il faut à la vérité tenter lessuppositions que nous jugeons les plus simples ; mais si ellesne suffisent pas , on doit employer celles qui représentent exac-tement les phénomènes, quelles qu’elles soient, et les regardercomme les véritables. Violé nié a se scroit fait plus d'honneur eune donnant sa théorie que comme une fiction , par laquelle ilavoit tenté de représenter les mouvemens célestes, en attendantque des génies plus heureux » aidés de l'expérience de-> siècles ,démêlassent le vrai arrangement deT univers. On ne peut mêmel’excuser d’avoir en la témérité de croire qu’il l’avoit deviné ,tandis que ses hypothèses sont si éloignées de la simplicité qu’onvoit à tout instant éclater dans les procédés de la nature. Maisnous le disculperons cl’un autre côté, du crime qu’on lui imputevulgairement, d’avoir introduit dans le système céleste ces orbessolides et transparens qu’on voit représentés dans les livres desastronomes dn seizième siècle. Jamais Vtoléinëe n’enseigna unephysique si grossière ; l’on ne voit rien de semblable dans sesouvrages , et sans l’cndroit que nous venons de citer , on seroitporté à penser qu’il ne regarda ses hypothèses que comme dopures suppositions mathématiques, nécessaires pour calculer lesmouvemens célestes. .L’idée ridicule de ces orbes solides est plusancienne, comme nous l'avons remarqué en parlant d 'Eudoxeet d ’Aristote ; ce sont les astronomes Arabes et ceux des sièclesdc barbarie , comme Sacro-Bosco , etc. , physiciens grossiers ctsans génie , qui ont transporté cette absurde physique dans lcciel.

Nous ne devens pas omettre ici un f ait curieux que M. Bòuillaudnous. a conservé d’après Olympia dore et Théodore deMéiitène/C est que Ptolétnée consacra dans le temple de Sérapis ;\ Canopeune inscription, dans laquelle il consignoit à la postérité les hy-pothèses de son astronomie, comme la durée de l’année sydé-rale et de l’année tropique, les excentricités du soleil et dc lalune, les dimensions des épicycles des planètes, enfin Ioulesles circonstances des mouvemens' célestes , tels qu’iá croyoit lesavoir déterminées. On. peut voir ce curieux morceau dans lelivre de Bòuillaud cité au commencement de cet article. Cemonument fut apparemment détruit, lorsque Rétablissement gé-

(i) Jim. I. 13, c . %.