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Tome premier.
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3o4 HISTOIRE

itérai de la religion chrétienne en Egypte entraîna la destruc-tion du Temple de Sérapis.

II y a dans l’astronomie deux parties , l’une qui consiste dansPexplication des phénomènes célestes et le moyen de les pré-voir parle calcul ; l'autre qui est i’art de les observer, et qn’onnomme l’astronomie pratique. Nous ne nous sommes encoreoccupés que de la première ; mais il manqueroit quelque choseà ce qu'on a dit, si nous omettions de donner une idée dece que fut la seconde cirez les anciens. Dans cette vue , nousallons faire connoître quelques-uns de leurs instrumens , leursusages et leur degré de perfection.

Un des premiers instrumens dont se servit l'astronomie, estle Gnomon. On en attribue l’invention à Anaximandrc. Ce phi-losophe , dit Diogène Laërce (i), observa avec un gnomon lesretours du soleil, c’est-à-dire les solstices, et probablement ilmesura l’obliquité de l’écliptique à l’éqnateur, que son maîtreavoit déja découverte. On peut ainsi concilier ce qu'on sait deThalès avec ce que dit Pline ; savoir, qu ' Anaximandre con-nut le premier l’obliquité du zodiaque, et que par-là il ouvriten quelque sorte les portes de l’astronomie. Ce sont les propresexpressions de Pline, qui s’explique, comme on sait, souventavec enthousiasme et d’une manière figurée. A l’cgard du gno-mon , c’étoit chez les anciens un style aigu par le bout, et élevéperpendiculairement sur un plan horisontal. On mesuroit sombrequ’il projettoit sur la ligne méridienne , et par le rapport desa hauteur avec In longueur de cette ombre, on connoissoitl’angle que faisoit avec l’horison le rayon solaire passant parle sommet. Avant qu’on eût des tables trigonométriques, dontles premières semblent avoir été construites par Hipparque etPíolémée , pour trouver cet angle, on le construisoit géométri-quement, et l’on tâchoit de .découvrir par comparaison quellepartie aliquote de la circonférence il étoit, ou combien il encontenoit ; caria division du cercle en 36o°. est postérieure auxpremiers temps de l’astronomio : c’est pourquoi Eratosthène disoitque la distance (les tropiques étoit de ‘-j de la circonférence ,et non qu’elle étoit de 47 ° 4 2/ 26 'b

lie Gnomon est sans contredit de tous les instrumens celui aveclequel on peut faire les observations solaires les plus délicates.Mais les anciens ne firent pas toutes les attentions nécessairespour s’en swvir avec sûreté. L’ombre qu’une pointe projette ausoleil, 11 ’est pàs assez distinctement terminée pour qu’on soit biencertain de son extrémité, et les observations anciennes des hau-teurs du soleil faites de cette manière , paroissent devoir être

(1) In Anazimandro.

Corrigées.