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Tome premier.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. I. Liv. V. 3o 5

corrige'es d’environ \m demi-diamètre apparent du soleil; car dest probable que les anciens prenoient l’ornbre forte pour la vraieombre : ainsi ils n’avoient que la hauteur du bord supérieur'dnsoleil, et non celle du centre. J’avouerai cependant que nousn’avons aucune certitude qu’ils ne lissent pas cette correction,du moins dans les derniers siècles avant l’ère chrétienne. II sembleen effet que c’est pour obvier à cet inconvénient, qu’ils termi-nèrent le gnomon par une boule dont le centre répomloit ausommet, alin que, prenant le milieu de l’ombre elliptique decette boule, on eût la hauteur du centre du soleil. Cette inven-tion étoit assez heureusement imaginée pour les gnomons ex-posés au grand jour. Telle étoit la forme de celui que le ma-thématicien Manlius ou ManHìus éleva à Rome sous les aus-pices d ’Auguste : mais les modernes ont encore plus heureu-sement remédié à ce défaut, en se servant dune plaque ver-ticale ou horisontale percée d’un trou circulaire , qui transmetles rayons du soleil dans un endroit à couvert.

Le Gnomon donna naissance à i'instrument nommé Scnphd.C’étoit proprement un petit gnomon , dont le sommet atteignoitau centre d’un segment sphérique. Cn arc de cercle passant parle pied du style , étoit divisé en parties, et l’on avoit tout d’uncoup sangle que formoit le rayon solaire avec la verticale; dureste il étoit sujet aux mêmes inconvéniens, et il exigeoit lesmêmes corrections : il étoit en lin moins propre que le gnomonk des observations délicates, parce qu’il étoit plus diflicile des’en procurer un d’une hauteur considérable. Cela n’erapêchacependant pas Eratosthàne de s’en servir pour mesurer la gran-deur de la terre et l’inclinaison de l’écliptique à l’équateur ; c’estpourquoi ces observations sont légitimement suspectes, et l’onne sauroit regarder leurs résultats que comme des approximationsencore assez éloignées®Be la vérité.

Ce fut Eratosthène , selon les apparences , qui imagina les ar-milles qu’on vit longtemps placées dans le portique d'Alexan-drie , et qui servirent à Hipp arque et à Ptolé/née. Ce derniernous donne l’idée suivante de cet instrument. C’étoit, suivantsa description , u u composé de différons cercles qui le rendoientassez ressemblant à notre sphère armillaire. Il y avoit d’abordun grand cercle qui faisoit l’office d u méridien ; qu’on se re-présente ensuite un équateur avec l’écliptique et les deux co-urres formant un assemblage solide, et d’une dimension moindreque le diamètre intérieur dn cercle précédent , alin de pouvoirjouer dedans ; on l’y plaçoit de manière qu il y tournoit surdes pôles qui étoient ceux de l’équateur. 11 y avoit ensuite uncercle tournant sur les pôles de i’tcìiplique, garni de pinnulesdiamétralement opposées , et dont la partie concave louchoit1 lomé L O <i