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Tome premier.
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3o6 HISTOIRE

presque à l’écliptique, ou portoit un index pour reconnoîire ladivision où il étoit arrêté. Voici maintenant l’usage de cet ins-trument. IL servoit d’abord aux observations des équinoxes ,comme F toiêniée nous l’apprend en rapportant celles à'Hip~parijue ( 1 ). T'équateur de l’instrurnent étant mis avec un grandsoin, comme il devoit toujours 1 être , dans le plan de l’équa-teur céleste, on attendoit l’instant où la surface inférieure etsupérieure n J étoient plus éclairées par le soleil, ou bien , cequi étoit plus sûr , celui où sombre projettée par la partie anté-rieure convexe du cercle sur la partie concave , la couvroit en-tièrement. II est évident que ce moment devoit être celui del’équinoxe. Lorsque cela n’arrivoit point, ce qui indiquoit quel’équinoxe s’étoit fait dans la nuit-, on choisissoit deux obser-vations, où cette ombre projettée sur la partie concave du cercle,l’avoit été également en sens différent, et le milieu de l’inter-valle entre les observations étoit réputé l'instant de Péquinoxe.

Les armilles servoient encore à plusieurs usages astronomiques,fiur-tout à déterminer immédiatement et sans calcul la longitudeet la latitude d’un astre; invention utile dans des temps où latrigonométrie sphérique étoit encore à naître ou dans l’enfance.On le faisoit dans la manière suivante. Vonloit-on observer lelieu d’une étoile , par exemple , on tournoit l’instrninent surìes pôles de l’équateur , de telle sorte que le lieu de l’écliptique,occupé alors par le soleil, lût,, à l’égard du méridien , dans unesituation semblable à celle du soleil même. Sans tarder, on iniroità l’étoile par les pinnules du cercle mobile sur les pôles de l’é-cliptique ; le point où il la coupoit, ou la division que mon-tre i t l’index , donnoit le lieu de l’étoile en longitude , et ladivision où étoient arrêtées les pinnules du cercle mobile, don-noit en même temps sa distance à l’écliptique, ou sa latitude.Cette manière d’observer servoit principalement,quand il s’agissoitd’une planète qu’on. pouvoit voir sur l’horison en même tempsque le soleil, comme la Lune et Vénus dans certaines circons-tances; car on pouvoit mirer à la fois au soleil, par i’endroitde l’écliptique qu’il occupoit au moment de l’observation ", età l’astre par les pinnules du cercle mobile, ce qui étoit beau-coup plus sûr. l'f alther , le célèbre disciple de Régiomontanus ,observa de cette manière, et Tycho avoit des armilles dans sonobservatoire d’Uranibourg. Mais, quoique cet instrument soitfort ingénieux , on peut dire qu’il est bien au-dessous de ceux .de l’astronomie moderne, et il n’est pas susceptible du mêmedegré de perfection.

Ftolémée nous a décrit dans son Almageste ( 2 ) quelques autree

(1) Alm. 1 . 3, c a.

(a) L. i, c. n; et 1. 5, c. îa.