DES MATHÉMATIQUES. Part. I. I.iv. Y. 3o 7instrumens, l’un assez ressemblant à notre astrolabe , et surlequel je pie in’arrêterai pas; l’autre, celui qu’on a nommé lesrègles parallactiques , à cause que cet astronome ancien l’em-ploya primitivement à l’observation de la parallaxe de la Lune.C etoierit {Jìg- 76.) trois règles , dont deux f'aisoient toujoursl’office des côtés égaux d’uri triangle isoscèle, et la troisièmequi portoit les divisions, faisoit celui de la base, ou étoit la cordade 1 angle du sommet. L’un des côtés égaux étoit garni de pin-nules par lesquelles on observoit l’astre , pendant que l’autreétoit placé verticalement, de sorte qu’on avoit, en consultantune table des cordes, la distance de l’astre au zénith. Ptoléméevoulant observer avec une grande exactitude les hauteurs dela Lune , se prépara un instrument de cette sorte, d une dimen-sion considérable ; car les règles égales a voient quatre coudéesde longueur, aíin que les divisions en fussent plus sensibles. Ilrectiíioit sa position avec beaucoup de soin par le moyen d’unfil à plomb. Les astronomes du quinzième siècle , Purbach ,Régiomontanus, IValí/ier, employèrent beaucoup cette manièred’observer, qui n’est pas méprisable : aussi les observations deWalther, qui -y apporta tous les soins nécessaires, son t-ellesestimées des astronomes , et oilt-elles servi à des déterminationsassez délicates.
Ces instrumens construits avec un soin extrême, en ce quiconcerne soit la matière, soit Jes divisions, auroient pu êtred’un assez bon usage, et fournir des résultats assez exacts; maisce qui manqua principalement à l’astronomie ancienne, ce futune manière de mesurer le temps avec quelque précision. II yeut des astronomes qui proposèrent des clepsydres pour cet etfet ;mais Pto/émée les rejette ( 1 ) comme pouvant fort facilementinduire en erreur, et effectivement ce moyen est sujet à biendes inconvéniens et à des irrégularités difficiles à prévenir. Ce-pendant, comme la mesure du temps est l’ame de l’astronomie ,on recourut à un autre expédient qui est assez ingénieux. 11consistoit à observer, au moment d’un phénomène dont on vou-loit savoir l'heure, la hauteur du soleil, si c’étoit le jour; oucelle d une étoile fixe , si c’étoit la nuit ; car le lieu du soleilétant connu, à quelques minutes près,au temps de l’observation ,avec la latitude du lieu , on peut en conclure l’heure. On lepeut aussi faire de la hauteur d’nne étoile, dont la déclinaisonet l’ascensiori droite sont données : ainsi lorsqu’on observoit,par exemple , une éclipse de lune , il ftlloit avoir soin de prendrela hauteur de quelque étoile remarquable à chaque phase de1 éclipse, sur-tout au commencement et à la fin , pour en pouvoir
(j) Ain. 1. j, c. 14.
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