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conclure l'hcure ; et c’est ce qu’ont fait les astronomes jusqu’;\l’application (lu pendule à la mesure du temps. Mais il est facilede sentir combien ce procédé ancien étoit laborieux, ef ce quiest -pis encore , combien il étoit peu sûr et peu praticable danscertaines circonstances. Que ne doit pas l’astronomie à l'in-venteur de l’instruinent commode et certain, dont nous nousservons aujourd’hui pour cette mesure ! Je sens qu’il y anroitbien d’antres choses à dire concernant l’astronomie pratiquechcz les anciens; mais les limites de cet ouvrage nc me le per-mettant pas , je laisse à l’historien de l’astronomie le soin detraiter ce sujet avec plus d étendue.
L 'Almageste de Ttolémée , de même que la plupart des ou-vrages célèbres de l’antiquité, a eu plusieurs éditeurs et com-mentateurs. Parmi les anciens, T Iléon d’Alexandrie et Tappnsle commentèrent. L’ouvrage de Théon nous est parvenu, maisil ne va pas au delà du onzième livre. II a vu le jour en ió38,que Simon Grynaeus le publia en grec à la suite du texte deY Almageste , qu’il donnoit dans la mêmelangne. Ce commentairen’a jamais paru en latin, à l'exception du premier livre traduitet publié par/. B. Porta en.ióbb. On doit regretter que les dixderniers livres de ce commentaire n'aient jamais trouvé de traduc-teurs, car il est impossible qu’ils ne contiennent beaucoup detraits curieux sur i’astronomie et la géométrie. Ce n’est, parexemple , que par eux qu’on con n or t le petit ouvrage sur lesisopérimètres du géomètre Zênodore ou Zénodote. Quant aucommentaire de Jappas , il n’en subsiste qu’im morceau con-cernant le cinquième livre , que Théon nous a conservé. Dansdes temps postérieurs, Nicolas ( abasilta , archevêque cìe Thes-salonique, commenta aussi l’ Almageste , ou peut-être seulementn ne partie. L’écrit de ce prélat astronome a été inséré dansl’éditiorr dont on vient de parler : il regarde le troisième livre.
.Lorsque les Arabes donnèrent asile aux sciences , 1 Almagestefrit un des ouvrages qu’íls s'em pressèrent le plus de traduire. Ilsle firent l an 212 de l’Hégire, ou h -.>7 (le l’ère chrétienne, sous lerègne et les auspices d’ Almarnon. Suivant un manuscrit de M. dePeiresc (r), les auteurs de cette version furent P Arabe AlbumenBen Joseph et le chrétien Sergius : au reste, on ne doit pointconfondre cet Alhaipn avec 1 opticien , comme je le montreraidans la suite. Ce fut alors que l’ouvrage de Ptolemée prit lenom d’ Almageste qu’il a conservé depuis. H est-forme du motgrec très-grand, à de l’article arabe al, soit qu on ait
voulu dire le très-grand ouvrage -, l’ouvrage par excellence ,soit qu’oal’ait fait du premier mot du titre grec, ougs^urTef
, que lui donnèrent les astronomes del’ecole d’Alexan-
(Q Gassepdii , vila Peiretc. L y.