DES MATHÉMATIQUES. Pakt. I. Liv. V. 3 i-là fixer ces positions; il n’en avoit- au contraire qu’un bien petitnombre : car clans c q m bien peu d’endroits avoit encore pénétrél’astronoinie ! II fut par conséquent réduit à les déterminer parçles calculs fondés sur la durée des plus grands jours, sur la lon-gueur des chemins et sur leur direction , telles que les relationsdes voyageurs le lui apprenoient : ainsi on ne doit pas s’étonnerdes erreurs nombreuses qu’on rencontre dans sa géographie .Avec si peu de secours pour se tirer de ce dédale d incertitude ,comment pouvoit-il éviter d’en commettre une foule, sur-toutdans un temps où la terre presqu’enlière , c’est-à-dire, à 1 ex-ception cl’une petite partie de l’Asie , de i’Afrique et de 1 Eu-rope , n’étoit guère plus fréquentée et plus abordable que l’estaujourd’hui l’intérieur de l’Amérique ?
Voici quelques autres petits écrits astronomiques, ou tenansà l’astronomie , qu’on doit à Ptolérnée. L’un est intitulé : Com-pìariatio supeificïei spherae, ou duplanisphère ; ce qui indiquesuffisamment son objet. Un autre porte le titre de l Analemme ,qui est une sorte d'instrument astronomique et gnomonique assexconnu ( i ). Le livre des hypothèses des planètes est un pré-cis de celles qu’il a établies dans son Almageste : il a étémis au jour en grec et latin par Bainbrìdge en 1620 , in- 40.O11 a encore celui des apparences des fixes , et de leurs signi-fications ; ce sont des éphémérides faites à l’imitation de cellesd’Eaidoxeet de tant d’autres astronomes dont on a souvent parlé.Ce livre a été publié plusieurs fois, entr’autres par le P. Pétaitdans son Uranologion. Sa table chronologique des rois des Assy-’ riens, des Mèdes, des Perses, des Grecs et des empereurs -Ro-mains, depuis Père de Nabonassar jusqu’à son temps, c’est-à-dire au règne d ’Antonia le Pieux, est précieuse dans la chro-nologie. .
On attribue à Ptolérnée plusieurs traités astrologiques , telsque le Tetrabìblos ou Quadriparti tu m en quatre livres , qui sontune sorte de cours d’astrologie judiciaire, et le Centìloquiuni ,qui est un recueil d’aphorisines de cette vaine science. Je suisporté à croire que ces livres sont supposés, chose assez com-mune citez les Grecs; et quelques astrologues de bonne foi Pontpensé. Mais je desirerois avoir de plus Portes preuves pour endédia, ger en tien ment la mémoire de Ptolérnée.
Les < uvrages de cet ancien auteur, qu’il nous reste à faireconnoître, regardent les antres parties des mathématiques, danslesquelles il déploya íitissi beaucoup d’babileté. Nous trouvonsd’abord sa musique intitulée : Ptolemaei harmonicorum lìb . IIP
(1) Ces deux Ouvrages ont été tra- mier en 1)58, le second en 156a,duits et publiés par Commsindin, le pre- *'*-4°.