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Tome premier.
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DES M A T.H Ê M A TIQUES. .P a rt. I. Ltv. V. 3 1 3qui n’a fait presque autre chose que copier l’opticien Arabe.Voilà la découverte de la réfraction astronomique reculée , sije ne me trompe , fort au-delà de l’époque qu’on lui assigneordinairement ; mais il faut remarquer en même temps que cetteconnoissance fut tout-à-fait stérile chez les anciens, -et qu’iisn’en íirent aucune application à l’astronomie. On ne volt pasqùe Ftole: 7 née, ni aucun de ceux qui lui succédèrent, ait jamaiseu f idée d’en conclure que toutes les hauteurs prises, du moinsdans le voisinage de l’Iiorison , demandoient une correction.

Une seconde observation digne de remarque sur l’optique deYtolémée , est qu'il y donnoit une assez bonne raison de l’aug-mentation apparente des astres vus à l’horison. 11 rie la faisoitpoint dépendre, comme ont fait inconsidérément quelques phy-siciens modernes, de la réfraction qu’ils y éprouvent; car ildémontroit au contraire que l’effet de cette réfraction devoitêtre de diminuer leur diamètre apparent dans le sens vertical.II donnoit pour raison de ce phénomène le jugement tacite del’amc sur lu grandeur apparente de l’astre,, jugeineirt excité par1c grand nombre des objets interposés , qui donnent ì’idée d’miegrar.de distance lorsqu’i! est voisin de l’horison , au- lieu quele manque de ces objets, lorsqu’il est au méridien , le fait jugerbeaucoup plus près. C’est Roger Bacon qui nous apprend encorececi , en citant le troisième et le quatrième livre de Ytolémée.Qn fait ordinairement honneur de cette solution à Maie branche,qui eut à son sujet une fort vive querelle avec M. Mégis, quipré te u doit que ce phénomène étoit occasionné par la réfrac-tion (i) ; mais elle est, comme on voit, d’une bien plus grandeantiquité : on la lit aussi dans Álhazen et Vitellion. Nous nedéciderons point si c’est là le véritable dénouement de la ques-tion ; mais il n’y'a que ceux qui n’ont pas une idée claire dela manière dont opère la réfraction, qui pub sent être de l’opi-nion de M. Régis. Ce physicien , d’ailleurs estimable , prouvadaná cette querelle, qu’il ne sufíit pas d’smployer dans une dis-cussion physique des termes et des considérations mathématiques;mais que quand on le fait vaguement et sans les approfondir,des mathématiques., destinées à éclairer la physique , ne serventqu a éblouir, et à induire cn erreur. Eu effet, il ne faut qu’êtreen état de suivre un raisonnement géométrique fort simple, pourêtre convaincu que le diamètre perpendiculaire de l'astre est con-tracté , tandis què le diamètre horisontal reste sensiblement lemême.

Ces deux traits de lumière échappés de l’optique de Ptoléniée ,

(i) Voy. !a Recherche de h vérité, I, i , et t. 3, p. 391. Syst. de Pkil. deM. Rt'gà, t. 4, I. 8.

Tome I. B. r