3i6. HISTOIRE
le pompeux cloge que lui donne M. Weidler ; car ce cycJa ìqui est à fa vérité de ii) ans, est bien. différent de celui deAI t: ton, et il n'est consonne ni au mouvement du soleil, 'ni àcelui de la lune. Aussi fallut il bientôt recourir à un autre ex-pédient pour íixcr la célébration de la Pâque, ainsi qu’on leverra plus loin. .
Nous ignorons entièrement l’âge du géomètre Versais Clulcus,inventeur de certaines lignes nommées Spuiqucs , sujet d’uneméprise grossière pour tous ceux qui en ont parlé avant nous (1) jcar ils se sont imaginés qu’il s’agissoit-là des spirales, et ils étoientd’autant moins excusables que, faisant de ce Vers eus un géo-mètre fort ancien, ils aitribuoierit une seconde fois f inventionde ces courbes à ('on on ou à Arch/mède. Mais Vrac lus ( 2 )nous apprend ce que c’étoit que ces spiriques. II les décrit asseztclairement, et nous apprend que c’étoient les courbes qui seformoient, en coupant le solide engendré par la circonvolutiond’un cercle autour d’une corde , ou d'une tangente, ou d’une ligneextérieure quelconque. De-lànaissoit, suivant ces diverses circons-tances, un solide en forme d’anneau ouvert ou seriné, ou de bour-relet ; et ce corps étant coupé par un plan , donnoit, suivant l’incli-naispn et la position de ce plan , des courbes d’une forme fort sin-gulière } les unes alongées en forme d’eìlipse, les autres applatieset rentrant dans leur milieu , tantôt se coupant en forme de nœuds,ou de lacet, tantôt composées de deux ovales conjuguées, sé-parées, ou l une dans l’autre , et môme d’une ovale avec unpoint conjugué au milieu ; ce sont en lin des courbes du qua-trième ordre , pour m’cxprimer selon le langage de la géomé-trie moderne. II est impossible de deviner jnsqu’ou Verseus avoitcreusé cette spéculation ; je me rappelle m’êlre dans ma jeunessefort amusé de ces courbes , cn déterminant leurs équations algé-briques. suivant les diverses positions de saxe, autour duqueltournoi t le cercle , et suivant la position du plan coupant. Nousavons cru qu’il ne seroit pas indigne de la curiosité de quelqueslecteurs de donner les ligures de quelques-unes d’entr’elles ( voy,jfig. 77 , n os -. 1, 2, ò , 4, S , 6 ), nous réservant d’entrer dans pinsde détails sur ce sujet, si l’abondance de noire matière n’y metpas obstacle.
Philo u de Tliyane fut encore un géomètre reco roman d able ,si nous en jugeons par la nature de ses écrits ; car ils regardoientìa partie la plus transcendante de la géométrie ancienne , laconsidération des lignes courbes , et en particulier de certainesqui naissoient de l'intersection d’un plan avec certaines surfaces,
(1) Elançantes, fossiles, Deschalos, etc.ta) Ccm. ùi I. JLucl. ad Def. 4 et 7.