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Tome premier.
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3i8 HISTOIRE

cier un auteur qui a quatorze ou quinze siècles d’anliquité ,nous dirions que ce n’étoit qu’un philologue d’une intelligencefort bornée, du moins en astronomie; j en juge ainsi par le *peu dVxactitude avec laquelle il parle des opinions des astro-nomes sur des phénomènes, dont la cause éloit déja connue de-puis plusieurs siécles, au temps où il écûvoif. Lorsqu’il' entre-prend , par exemple , de rapporter ce qu'on pensoit des phasesde la lune , il n’entasse qu’un vain verbiage, et il défigure la vraieraison qu'on en donnoit, de telle sorte qu’elle y est absolumentxntconnoissable. Celui qui écriroit fhistoire de l’astronomie surde pareils mémoires, ne feroit encore dire aux astronomes quedes absurdités sur ce phénomène, jusqu’à Ttolémée. Ceci montrecombien il est nécessaire d’être sur ses gardes lorsqu’on lit cer-tains auteurs, alin de ne pas imputer aux anciens des sentimensqu’ils n'eurent jamais. Tatiiis est fort sujet à mal interpréter lesopinions les plus saines , et à leur donner un tour ridicule. Nouseu avons donné ailleurs ( i ) un exemple remarquable concernantEmpedocle, à qui il attribue une opinion physique , absurdeet monstrueuse, pendant que celle de ce philosophe est fortraisonnable et conforme à la vérité.

Quoique Nicotnaque ait eu beaucoup de célébrité parmi lesanq.iens, le temps où il vivoit n'en est pas moins difficile à dé-terminer. On peut seulement assurer qu’il vécut entre Eratos-thèue, dont il cite une invention, et Jamblique , le premier de'ses commentateurs. II parle à la vérité, dans ses écrits , d'uncertain Trasillus •, mais étoit-ce l’astronoine on plutôt l’astro-logiie de ce nom attaché à Tibère, ou l’ancien musicien sur-nommé de Phlìass ? c’est ce qu’il est difficile de décider, quoiquepar la nature de ses écrits, il soit beaucoup plus probable quec’est du dernier dont il s’agit. Je crois qu’il n’y ^ura pas ungrand inconvénient à laisser la chose indécise.

11 nous est parvenu de Nicomaque un traité d ’Arithmétiquesuivant la méthode des anciens; c’est un traité des propriétéset des divisions des nombres, selon les Platoniciens et les Py-thagoriciens. Cet ouvrage intitulé, Isagoge Arìthmçtica , n’aété publié (ju’en grec: mais l’arithmétique de lìoëcc en est unesorte de traduction libre , qui peut la remplacer auprès de ceuxqui ignorent cette langue. Nicomaque a eu divers commenta-teurs , comme Jamblique dont nous avons l’ouvrage ( 2 .) , Troclus,Asclepius et Philoponus (3): les ouvrages des derniers, ousont perdus, ou n’exisLent qu’en manuscrits .dans des biblio-

(1) L. 3, art. 6. (3) Pabr. Bibliotk. Gracia, t. 4.

(1) Jamblichus , Comm .. in Arìthm,

Nicom.