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Tome premier.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. I. Liv. V. 3^pourroiten prendre , d’après leurs ouvrages venus j us qu’J nous,que Ton pourroitdire n’ôtre, en comparaison des autres, que desouvrages élémentaires. Tel est en particulier le cas á Eucliae,lorsqu’on considère la nature et la diíïiculté de ses trois livresdes Porismes.

Un mérite inappréciable enfin de Fourrage de Pappus, est denous avoir transmis la méthode analytique, ou la méthode queles anciens employoient dans leurs recherches : elle y est dé-veloppée par l’application à une multitude de problèmes, inté-ressans, en sorte que rien n’est si facile que de s’en formerune idée claire , et qu’on n’a pu soupçonner que les anciensavoient une sorte d'algèbre, que faute de connoître fourragede cet ancien géomètre.

On trouve dans cet ouvrage la première idée , et une idéeassez développée d’une découverte, qui adonné de la célébritéau géomètre moderne qui l’a renouvelles parmi nous : c’estf usage du centre de graiité pour la dimension des ligures. Pappusdit expressément à la fin de la préface de son septième livre :Les figures décrites par une révolution complette ont une rai-son composée de celle de ces figures , et de celle des lèguessemblablement tirées de leurs centres de gravité sur L’axe derévolution , et la raison de celles décrìLes par une révolutionincomplette est celle des figures tournantes et des arcs décritsparleurs centres de gravité. II est, au reste, manifeste quela raison de ces arcs est composée de celle des lignes sem-blablement tirées aux axes , et des angles contenus par lesextrémités de ces lignes rapportées aux mêmes axes. Pappuss’attribue même assez clairement la découverte de ce principe ,en disant : « Lorsque je vois plusieurs géomètres s’occuper„ des principes dans des recherches mathématiques, etc. j'en» ai honte, pouvant mettre en avant des choses plus géné-» raies et plus utiles; et, asm que je ne paroisse pas dire cela

gratuitement, je vais leur dévoiler ceci qui est peu connu ».Vient ensuite le principe ci-dessns énoncé , après quoi il dit :« Ces propositions qui ne sont au fond que la même , com-» prennent un grand nombre de théorèmes variés sur les lignes ,,, les surfaces et les solides , sous une même dénomination ,» dont quelques-uns ne sont pas encore démontrés, et quelques,» autres le sont, cotnme ceux qu’on lit dans le 12 e . des Elé-» mens ». 1)'après ces développemens, ne devroit-on pas donnerà ce principe géométrique si fécond , le nom du principe dePappus , au lieu de celui de Guldin , qui n a lait que le renou-veler , soit qu’il l’ait fait de son propre fonds , soit que cetendroit de Pappus lui en ait donné l’idée.

Je dois en effet faire ici un aveu; c’est que je me suis trompéTome I. T t