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Tome premier.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. I. Lit. V. 3,(311 avoitdisposé les constellations, comme les décrit ce poète qu'ilcontredit plus d’une fois : c’est une sorte de commentaire deson poème. Ce Léontius est celui dont la fille Athéndis , anmoyen de ('éducation brillante qu’il lui avoit donnée , peut-être plus encore par son esprit ot ses charmes, s’éleva jusqu’au.trône de Constantinople.

Héron le jeûne , ainsi nommé pour le distinguer de celuid’Àlexandrie , étoit un ingénieur dont l’âge est assez incertain.II vivoit probablement vers le huitième siècle. On a de lui untraité des machines de guerre, qui est curieux et intéressant ; ilfait partie de la collection des Mathernatici veteres , magnifi-quement imprimée au Louvre en i6i)3 par les soins de M. 'lhe-venot • mais sa Géodésie ( on nommoit autrefois ainsi la géo-métrie pratique ) n’est d'aucune importance. Remarquons cepen-dant qu’on y trouve la méthode ingénieuse de mesurer la sur-face d’un triangle rectiligne par la connoissance seule des troiscôtés, sans rechercher la perpendiculaire; mais Héron la donnesans démonstration , et il est probable qu’elle est ('ouvrage dequelque mathématicien antérieur et plus profond. Tartagtia, àqui j’en ai autrefois attribué la découverte, et Q ronce-Pince , quila donne aussi dans sa Proto-mathesis , ne seront plus que ceuxqui l’ont démontrée les premiers parmi nous.

L’empereur Léon le Sage , qui régnoit vers la fin du neuvièmesiècle, fit quelques efforts pour relever les sciences dans l’em-pire Grec. Ce prince, dont nous avons un traité sur Part mi-litaire , sentit le prix des mathématiques , et fonda à Constan-tinople une école pour les y faire fleurir. Les historiens l’ontmême représenté comme fort instruit dans ces sciences, et sur-tout en astronomie ; mais ses efforts et ceux de ConstantinTorphyrogénète ne produisirent pas un effet sensible. Bientôtles esprits ne s’occupêrent presque plus que de disputes dereligion, aussi frivoles que les questions philosophiques qu’agi-toient autrefois nos écoles : enfin, depuis ce Constantin jusqu’autreizième ou quatorzième siècle , on ne rencontre que l’se/lus,qui att un peu cultivé les mathématiques. On a de lui un abrégénés quatre parties des mathématiques : l’arithmétique, la géo-métrie, la musique et l’astronoinie ; ouvrage imprimé plusieursfois en grec et en latin , hormis la partie astronomique ; maissi élémentaire qu’il n'en valoit guère la peine, ainsi que 1 ex-trait qu'a donné M. fíeilbroner de sa Doctrina omnijaria ( i )en ce qu’elle a trait à l’astronomie. 11 avoit aussi écrit sur laméthode arithmétique des Egyptiens , c étoit probablementcelle des Arabes déjà cn possession de ce 'royaume j sur les

(i) Hist. Math.