344 HISTOIRE
dogmes astronomiques des Caldéens &c. ; sur leS cycles dela lune. et da soleil &.c. le calcul pascal &c. ouvrages restésmanuscrits clans diverses bibliothèques.
Ces treizième et quatorzième siècles nous présentent cepen-dant quelques Grecs amateurs des mathématiques, qui firent desefforts pour les remettre en honneur. On vit, au milieu du treizième,mi certain ( hiotùades aller exprès en Perse , pour y étudier Pas-tronomie presque inconnue chez ses compatriotes. II lui fallut desrecommandations de l’empereur Grec , poyr en obtenir la per-mission : car les Persans, soit par estime pour l’astrononiie, soitpar quelques préjugés ridicules, ne permettoient pas qu’on dé-voila; au.v étrangers, et sur-tout aux Grecs, ce qu’on savoit àcet éga'd. ( hionìades l’obtint cependant, et rapporta en Grècedes tables, dont ou a l’abrégé dans la bibliothèque du roi, ainsique le système de l’astronomie Persanne. C’est M. Bouillaudqui nous a in .-.triât de ces faits, cl après l’exarnen de ces ma-nuscrits, dont il donne un extrait et quelques lambeaux clansson Àstronaniia philoldica. Quant à Cosmas Indopleuste, oul’auteur quel quil soit d’uue Géographie chrétienne, ce n’estqu’un imbécille voyágeur qui a entassé dans sa relation milleabsurdités géographiques ct physiques ( i ). Un bon garçonserrurier de Paris fit, ìi y a quelques années , la môme dé-couverte que Cosmas Indopleuste ; savoir, que la terre n’étoitpas sphérique , mais qu’il y avoit au nord une haute montagnederrière laquelle le soleil se cachoit pour sonner la nuit. J’aiconnu ce bon garçon serrurier, qui ne se seroit pas échangépour Neuton , tant il étnit satisfait de lui et de sa découverte.
Le moine Barlaam vivoit vers le commencement du quator-zième siècle, et se rendit jusqu’à un certain point recominan-clabie parmi les mathématiciens de son temps. Soja traité ensix livres , intitulé Logîstice , parut en 1600 avec le texte grec etîa traduction latine : il présente la manière laborieuse dontles Grecs faisoient encore leurs calculs de fractions et de di-visions sexagésimales. Barlaam avoit aussi écrit un traité surla manière de calculer les éclipses de soleil ; mais celui-ci aresté manuscrit.
Maxime Vlanude , moine comme Barlaam, (car dans cestemps malheureux , toute étude , toute science s’étoit réfugiéedans les cloîtres) commenta les deux premiers livres de Diophantepar des notes; on doit lui eri savoir gré, quoique, au jugementdes habiles gens, elles ne soient pas d’un grand secours , etrnêrne qu’elles soient quelquefois frivoles ou erronées : elles ontété données par Xylander dans son edilion de cet auteur. H
(1) Bill. Crtcca, t. 3. 1
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