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Tome premier.
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3 46 HISTOIRE

sept chapitres; Nicephore Blemmidas, auteur d’utl traité sur lesoleil et la lune; Nicolas Sophianus enfin, auteurd’uneprépa-ration et usage de l’astrolabe. Tous ces ouvrages existent enmanuscrits dans les bibliothèques, et peut-être y auroit-il quelquefruit à retirer de leur lecture, sinon pour la perfection de lascience, du moins pour leur histoire.

X I.

Nous rencontrons enfin , pour terminer ce livre d’une ma-nière un peu plus intéressante , un auteur Grec , qui nous four-nit la première idée d’un amusement mathématique, dont plu-sieurs habiles gens n’ont pas dédaigné de s’occuper. Cet auteurest Emmanuel Moscopuìe, et l'amusement dont nous voulonsparler, est celui des quarrés magiques (i). Moscopu/e en a écritun traité qui est dans la bibliothèque nationale , et dont 1VI. dela Hire a extrait quelque chose; il en avoit même fiait la tra-duction , et se proposoit de la publier. Nous saisissons cetteoccasion de rassembler ici ce que les modernes ont fiait sur cesujet, d’autant plus volontiers que nous en trouverions diffici-lement la place ailleurs.

On appelle quarré magique un quarré divisé en cellules égales,clans lesquelles on inscrit les termes d’une progression arith-métique , de telle manière que la somme de chaque bande ,soit verticale, soit horisontale, et de chacune des diagonales,soit la même. Ces quarrés doivent, selon les apparences, leurorigine à la superstition, ou du moins s’ils en eurent une plusraisonnable, l’astrologie ne tarda pas à se les approprier. Rienn’est plus célèbre parmi ceux qui croyent à cet art ridicule, queles talismans planétaires, qui ne sont antre chose que les quarrésdes sept nombres, 3, 4 , 5, etc., rangés magiquement, etdédiés à chacune des planètes. M. de la Loubère en a trouvéla connoissance répandue dans l’írule, et sur-tout h Surate ( 2 ) ;il rapporte même la méthode dont les sa va n 8 île ce pays seservent pour ranger les quarcs impairs. Cela donne lieu depenser que les quarrés magiques pour!oient bien avoir prisnaissance parmi Jes Indiens ; ce qui ne paroîtra point étonnantà ceux qui savent que nous leur devons l’ingénieuse inventionde notre arithmétique moderne.

Quel que soit le sort de notre conjecture , ce qui n’étcit dansson origine qu'une pratique vaine et superstitieuse, ou qu’un

(1) II y a eu deux Emmanuel Mos- partient le traité dont il est ici cjues^copule, l'un en i3c,2, et l’autre en tion.

>.450. On ignore auquel des deux ap- (1) Relation de Siam , t. z.