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Tome premier.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. II. Liv. I. 3 S 7dans ce dernier auteur , il faut lire òi f , vu que le détail danslequel entre le premier, annonce beaucoup plus d’exactitude ;car il indique meure le lieu de Bagdad, oìi se íitl’observation.II y a d’ailleurs des éditions d’Alíraganus ( 1 ), qui portent seu-lement 33 f .

L’antre observation fut faite à Damas par Chalid ben Ab-del me lie, Abultib , Sened ben Alis, et Alis ben Isa, surnommé.l'Astrolabe, parce qu’il étoit habile fabricateur d’instrumens. Ony employa un grand instrument, fait par ordre dAUnamon ,auquei quelques auteurs ont donné une dimension de 62 pieds,ce qui sembleroit indiquer que ce fut un gnomon. Quoi qu’il ensoit , ils trouvèrent la plus grande déclinaison de l’écliptiquede 23° 33/ Ó2". Cette observation est datée par Ibn - Iounis del’an 201 d’Iesdegerd ; ce qui revient à la 233 de ITIégîre.

A cette occasion , nous parlerons encore ici d'une observationde robliquité de l’écliptique , faite environ un siècle et demiaprès à Bagdad. Elle fut, suivant le même Ibn-Iounis , fourragedes trois fils de Muza ben Shaker, qui se nomrnoient Mohammed,Ahmed et Hazen ; ils observèrent les hauteurs du soleil aux deuxsolstices d’iriver ct d’été consécutifs (2), et ils trouvèrent la hau-teur au solstice d’hivcr, corrigée do la parallaxe, de 28° 5 r ,et celle au solstice d’été de 8c° .16 ' , ce qui donne pour Tareintercepté 4?" 10' , et pour sa moitié., ou la déclinaison despoints solstitiaux, 23° 3o / t Il seroit sans doute inutile aujour-d’hui de discuter ces observations; il paroît seulement en ré-sulter invinciblement que , vers cette époque, la plus grandedéclinaison dn soleil ctoit fort voisine de 2.3° 3o / .

Le calife Alrnamon se proposa encore nn objet fort utile ,lorsqu’il entreprit de mesurer ia terre plus exactement que n’a-voient fait les anciens. Des mathématiciens habiles eurent ordrede mesurer un degré du méridien par un procédé plus propreà y parvenir, que tous ceux qui avoìenl été employés jusqu’aìors.Ils choisirent, à cet effet , une vaste plaine dans la Méso-potamie appellée Singiar (3) : là, se divisant en deux bandes,dont l’une avoit à sa tête Chalid hen Abdolmeìic , et l’autreAlis ben Isa, ils tournèrent, les uns vers le Septentrion ,les autresvers le Midi, en mesurant, chacune la coudée à la main , uneligne géométriquement alignée sur la méridienne. Ils s’écartèrentainsi les uns des autres, jusqu’à ce que ,' mesurant la hauteurdu pôle, ils se fussent éloignés d’un degré du lieu de leur départ ;après quoi ils se réunirent, el ils trouvèrent, pour la valeur du

(1) Golms, ib id. in Prolcg. Gaographiae. Alfiagani ,

(2) lin d Elemenui Jstro/i. cap. 8 , et "Gela

(3) IJist. Dynast. p. 164. Abulfeda notae, p. 72, 70.