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Tome premier.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. II. Liv. I. 35 ?bibliothèque ci-devant du roi. Les détails qu’il donne de l’opé-ration dont il s’agit, sont,un peu différens : il y dit que , sousle califat d’Almamon, on observa le soleil dans le désert deSandjiar, dépendant de la province de Diar-Rabia, et cjue Iontrouva que la mesure du degré terrestre étoit de 56 milles ,le mille étant de 4000 coudées noires de 27 doigts , établiespar le calife , le doigt étant de cinq grains d’orge placés àcôté l’un de l’autre.

Mais cette narration de Fauteur Arabe, quant à sa premièrepartie, ne doit-elle pas évidemment céder à celle d’Abnlfeda,qui , traitant la matière exprès, y a sûrement mis plus d’exacti-tude , et qui dit qu'on jugea le degré de 56 milles deux tiers.On volt encore ici une contradiction avec Abulf'eda, qui dit posi-tivement que le doigt étoit formé de six grains d’orge posés côteà côte , et non de cinq. Au surplus, en prenant dévaluation dela coudée telle que la donne le Massoudi, il en résulteroit, pouria mesure en question , 53 ,ia 3 de nos toises.

Ce compilateur Arabe , car au fond ce n'est pas autre cliose ,rapporte le sentiment de Ptolémée sur la mesure de la terre, dontil fait la circonférence de 24020 milles ou de 66 milles deux tierspar degré ; et il ajoute : On est parvenu à cette connoissance, enprenant la hauteur du pôle septentrional dans deux villes quiforment une ligne ( du sud au nord), d'une part Tadmor (ouPalmyre) dans le désert, et de l’autre Racah ou l’ancienneAracta. On trouva, dit il, la hauteur du pôle à Racah de 85 par-ties un tiers , et à Taduior de 84 ; ce qui fait entre deux une par-tie un tiers. On mesura ['intervalle entre les deux villes , et il futtrouvé de 87 milles. Mais que signifie ce récit, si l’on ne dit com-bien de parties contenoit le tout ou la circonférence, ou le quart(lu méridien p On volt ici fauteur Arabe ne savoir ce qu'il dit ; ifsemble d’ailleurs attribuer à Ptolémée , ou 4 ses devanciers, un amesure qu’ils ne íirent certainement pas. Elle fut peut-être l’ou-vrage de quelques autres, mathématiciens Arabes , que ceux quitravaillèrent sous A’imamoun , mais ce ne fut certainement pasl'ouvrage de ceux-ci ; Abulfeda eut nommé les deux villes qui enfurent les termes , et aucune des circonstances de ia première ne«'accorde avec celles de l’autre. O11 peut être étonné que cesobservations ayenl échappé au savant académicien , à qui cemorceau de Massoudi a été communiqué.

I V.

Un siècle dans lequel les mathématiques et en particulier1 astronomie, avoient de tels protecteurs, ne pouvoit manquerd’être fécond en hommes habiles dans ces sciences. Aussi i’hjs-