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Tome premier.
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3 6 í HISTOIRE

cordent avec les mouveraeiis tlu soleil comins aujourd'hui. CellequAlbatenius a employée dans sa détermination , est de cenombre. C’est mi équinoxe que Ptolémée dit avoir observé latroisième année d’Anlonin, et qui devroit tomber le 10 d u moisAtliir, et lion le 21 , comme il le dit. Le savant astronomeAnglois remarque encore que si Albatenius eût c- u paré ses ob-servations avec ccllts d’ilipparqnc rapportées par l’tolcmée , ilaníoit beaucoup pins approché de la vérité, (/est cette déter-mination vicieuse, qui a persuadé à quelques astronomes duXVTs. siècle , que l’année solaire tropique avoit diminué jusqu Llui, et qu’elle recommençant à augmenter ; conjectuie précipitéequ’on regarde aujourd’hui comme destituée de fondement.

4°. Avant Albatenius , on avoit regardé l’apogée du soleilcomme fixe dans le même point du zodiaque immobile et ima-ginaire, qu’on conçoit amdelà des étoiles; il avoit même paru telà Ptolémee. Mais 1 astronome Arabe , aidé inobservations pluséloignées entr’elles , démêla ce mouvement, ct le distingua decelui dc-s fixes. 11 lit voir qn’il étoif 1111 peu plus rapide, com tueles observations modernes semblent le confirmer.

5 °. II remarqua 1 insuffisance et les défauts de la théorie dePtolémée sur la *ime et les auties planètes; et s’il ne les cor-rigea pas , il y apporta du moins, qu’on me permette ceterme, des remèdes palliatifs, en rectifiant un peu les détailsde ses hypothèses. La déconveite qn’il avoit fuite du mouvementde l’apogée dn soleil , le porta à soupçonner qu il en ctoit demême de celui des antres planètes; ce qui s’esr encore vérifié.

6°. Albatenius cníin construisit de nouvelles tables astrono-miques, et les substitua à celles de Ptolémée, qui commençaientà s’écartcr bien sensiblement du ciel. Celles-ci, beaucoup plusparfaites, curent une grande célébrité dans forient, et furentlong-temps en usage. L’ouvrage qui contient les travaux de cetastronome, est intitulé de scientid steUaram. II lut imprimépour la première fois eu 16.Ì7, avec d anciennes notes de Ile-giomontanus. On en a donné en iC/jé mie nouvelle édiiionqui, malgré l’annonce de ses éditeurs , n’a sur la précédente que1 avantage d’un caiactère moins désagréable.

V I.

La ville de Bagdad fut , pendant le dixième siècle, le théâtreprincipal de l'astronomie cliez les Orientaux. Cette ville, le sé-jour ordinaire des califes, étoit l’Athènes des Arabes; et parmiles écoles nombreuses qu’on y voyoit , il y en avoit une pourl’astronomie. Aussi en sortit-il divers astronomes de mérite, sui-

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