DES MATHÉMATIQUES. Paut. II. Liv. I. 3 jtMohalled ; si toutefois les maigres indications de ces ouvragesne nous trompent pas. Le fameux Jacob Alkendi avoit aussiécrit sur les ombres , et c’étoit probablement un traité des hor-loges solaires, nommés en grec et latin Scìotherica.
Je n’ai plus qu’un mot à dire de l’astronomie arabe : tout lemonde sait que nous tenons d’elle plusieurs termes encore usitésaujourd’hui, comme ceux de Zenith, Nadir, Azimuth , AÍ~mincantarat, Afflidade ; et quelques lecteurs seront peut-êtrecurieux de connoître fétymologie de ces mots. Nous allons don-ner, pour les satisfaire, celle de quelques-uns. Le mot Zenith ,dit Golius dans ses notes sur Alfraganus, vient du mot arabeSemt en changeant Vin en ni, ce qui a pu facilement arriverpar rignorance des copistes ; les Arabes disent Sernt al~razi ,Iractus, pìaga capitis , pour le point vertical au-dessus de notretê'.e j de-là nous avons fait Semt, puis Scnit, et enfin Zenith.Le mot Nadir veut dire opposé, et a été employé par les Arabesen opposition à celui de Semt al-razi ,,pour désigner le pointperpendiculairement situé sous nos pieds. Le mot Alhidadevient d Hadda ( mimera vit') , de sorte que Hidad, ou, avecl’article , Jlhidad, a voulu dire primitivement le numérateur ;c’est en effet cette partie de l'instrument, qui sert à la fois àmirer l’objet, et à compter les divisions du-limbe. Azimut estdérive de Semt , tractus, plaga : ici il signifie le côté de l’ho-rison, ce qui est l’emploi du cercle de ce nom.
Plusieurs noms arabes d’étoiles ont aussi passé dans notreastronomie moderne. Tel est celui de l’coil du Taureau , nommépar les Arabes atdeharan , qu’on doit prononcer addebararf,celui d c fum-al-haut , (la bouche du Poisson austral) dégé-néré en Fomahant , mot barbare pour une oreille arabe ; Scheair ,la brillante de Cassiopée ; lìigel, le cœur du lion. j’en pour-roiç ramasser un grand nombre d’autres, d’apròs le commentairede Scaìiger { sur Manilius ; mais il n’y a plus guère que ceuxd’ Addebaran, Rigel et Fuin-al haut, ou, si l’on veut, Fomahant,qui soient employés ; et l’on ne peut qu’approuver la réflexionde Scaliger (i), qui s’élevoit contre l’affectation d’etnployer desmots tirés d une langue si peu connue , et pour la plupart sidéfigurés par l’ignorance de la langue arabe, qu’ils seroientbarbares pour des Arabes mêmes.
YII.
L’astronomie des Arabes nous a occupés jusqu’à ce moment j
(i) holae m Manilium , p. 473, cd. lÓCO.
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