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et cela devoìt être, parce qne ce fut le genre aiiquel ils s’adoïi**nèrent le plus ardemment. Mais, pòur peu qu’on connoisse l’en-chaînement des mathématiques , l’on sentira aisément que lescoimoissances astronomiques en supposent une infinité d’autres,tirées de la géométrie , de l’arithmétique , de l'optique , etc.C’est pourquoi, quand même l’astronorriie auroit été la seulequi eût flatté la curiosité des Arabes , les autres parties desmathématiques auroient eu part à l’accueil^u’elle en reçut :aussi presque en même temps qu’on vit paraître chez eux desastronomes, on y vit des géomètres, des opticiens, des aìgé-bristes même.
La plupart des géomètres Grecs, et principalement ceux qui■ sont nécessaires à i’intelligcncc des livres d’astronomie, commeliuclide , Tliéodose , Hypsicle, Ménélaiis , surent mis en arabedès le règne d’AImatnpn , on peu de temps après lui. On com-mença même dès-lors à s’élever à une géométrie plus sublime,car les quatre premiers livres d’Apollonius furent traduits parordre de ce prince (1). Le traducteur fut Ahmed-.ben-Musa ben-Sbacer, géomètre dont nous parlerons bientôt. A l’égard desantres livres, les Arabes ne les eurent pas tout-à-fait si-tôtdans leur langue , s’il est vrai que ce fut Thebit ben - Corailqui les traduisit , comme il paraît par les manuscrits qne nouspossédons ; car il ne naquit que peu après la mort d’Alrnamon.On a de Thé bi t un grand nombre de traductions ou de révi-sions ; celle des treize livres des Elémeris d’Euclide, d’abord tra-duits par Isaac Jjen-Honain , mais révisés et corrigés pur lui ;
( les quatorzième et quinzième livres furent traduits par Costa ben-Imca ) ; le traité cl’ Archimède intitulé de Sphaerd et Cylindre , etprobablement ses antres ouvrages ; les Lemmes attribués à cegéomètre, ensuite augmentés dénotés cl u docteur Almolitasso ;les Coniques d’Apollonins , d u moins trois des derniers livres.Tous ccs ouvrages sont dans les bibliothèques riches en manus-crits orientaux, et c’est sur le dernier corrigé et augmenté desnoies de Nassireddin , géomètre Persan , que M. Halìey a renduà la géométrie les cinquième, sixième et septième livres de l’ancienauteur Grec : lc dernier paraît perdu sans ressource. Observons icique ces mêmes livres furent encore traduits, ainsi qne les quatrepremiers, vers l’an 080 de l’hégire (de J. C. 1000) , par le géo-mètre Abalphat ben-Mahmoud ben-Alcasem ben-Álpbadali Al-Isphaaui, ou d’Ispahan. Cette traduction fut laite par ordre etpour la bibliothèque du calife Abucaligiar. Abalphat ne paraîtpas avoir connu la traduction de Thébit, ce qui n’cít pas extraor-dinaire 5 car la doctrine de ces derniers livres, et sur-tout celle
(1) B ib L Orient, av. mot Abyllonious. Abulpharage, liist. Dynait.