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DES MATHÉMATIQUES. Part. II. Liy. I. ^ 38-3
des vicissitudes et des changemens de noms, celui d algèbre estle seul qui soit resté en usage.
Les plus anciens auteurs d’algèbre chez les Arabes sont Mo->harnmed ben-Musa et Thébit ben-Corah. Le premier est donnépar Cardan pour l’invenleur de la résolution des équations dusecond dégré ( i ) : j’ignore sur quel fondement. La découverter n’est pasassezdilïicile pour lui faire beaucoup d’honneur, d’autantplus qu’on la trouve dans Diophante. (Voyez aussi une note qui està la fin de ce livre. ) Mais enfin c’est toujours avancer, que defaire un pas, quoiqu il ne soit pas grand. L’ouvrage de Ben-Musasubsiste en manuscrit dans plusieurs bibliothèques ( 2 ), et le titrede Covaresmìen qu’y porte cet analyste , nous apprend qu*il est lcmême que celui qui vivoit sous Almamon. Thébit écrivit sur lacertitude des démonstrations du calcul algébrique (3). Ceci pourvoi tdonner lieu de penser que les Arabes eurent aussi l’idée heureused’appliquer l’algèbre à la géométrie : mais iln’y a que l’inspectionclu manuscrit dont il s’agit ici , qui pourroit nous apprendrejusqu'où ils avoient porté cette invention.
On est vulgairement persuadé que les Arabes n’allèrent pasau delà des équations du second dégré. Cela est fondé sur ceque Lucas de Burgo, qui avoit appris d’eux tout ce qu’il savoitd’algèbre , dit que les équations du troisième degré et au-dessus,sont irrésolu blés ; mais peut-être cet arithméticien n’avoit pasappris ce qu’il y avoit de plus savant dans l’algèbre des Arabes ,qu les sciences, ayant dé j a beaucoup dégénéré chez eux, sesmaîtres n'avoient eux-mêmes point de connoissance des méthodesplus relevées. Car la bibliothèque de Leyde nous fou-nit un ma-nuscrit, qui porte pour titre 1 'Algèbre des équatior ubiques ,«u la résolution des problèmes solides par Omar n-Ibrahim.G est du moins 1 intitulé que rapporte M. Meerman dans la préfacede son Specirnen calculi fluocionalis; mais, je l’avoue , la plupartdes titres des livres arabes, donnes par les bibliographes, sont sidéligurés, qu’on ne peut guère compter sur cette conjecture.L1 est fort à regretter que parmi ceux qui savent l’arabe, per-sonne n’ait le goût des mathématiques, et que parmi ceuxqui possèdent les mathématbiques , personne n’ait le goût de lalittérature arabe. Je l’ai eu quelque peu dans ma jeunesse, etl’on peut s’en appercevoir par cette partie de mon ouvrage, m'ij espère que ceux qui savent l’arabe , ne trouveront pas les motsarabes défigurés, comme dans la plûpart des auteurs entièrementor ans dans cette langue ; où l’on voitl Emir al moumenin {le
(1) IhbL Biblioth. mss. dntaucon, ct du p. L;ibae.
(3; f H, nova mss, suppl, Q,