384 HISTOIRE
commandant des croyons ) transformé en mìramoUn, et P Emiral-bara (le communiant dc la mer ) tronqué cle la moitié doson corps, pour en faire notre amiral ; c’est-à-dire ,1e comman-dant de la. Mais les circonstances ont contraiié mes goûts ,sans quoi j’aurois donné à cette partie dc mon ouvrage, déjàassez curieux , à ce que je crois , une bien plus grande etendne.
Les bibliothèques fournies en manuscrits orientaux, ct par-ticulièrement celle de Bodley en Angleterre , et celle dc l'Escurialen Espagne , possèdent un grand nombre d’auteurs d’algèbre enarabe (r). Tels sont Mohammed ben-Musa, dont on a déjà parlé,autour d’une Algcbra cowaresmzca ; Al-liosein , Alhazan ibnAl líirt , un autre Al-hazan Al-Nisaburi , un Salaheddin deGaza, et un autre d u même nom, surnommé Al-misri , ou/’ Egyptien ; Pheereddin et Iahia. Je íinis par un trait remar-quable : c’est que l’algèbre fournit aux Arabes des sujets clepoème , et quelques-uns chantèrent ses merveilles. Tel futentr’autres lè poète Ibn-Iasmin , qui en fit le sujet de son poèmeintitulé de Scientìa algebrae , dont on a aussi un commentaire.II y en a un autre intitulé des merveilles de l’Algèbre. IIn’y a pas cl'apparence que la poésie françoise s’élève jamaisjusque là ; mais j’ai vu un traité d’algèbre en vers latins, danslequel on ne peut s’empêcher de reconnoître quelques préceptesassez heureusement rendus. ^
X.
Les Arabes ne firent pas dans les autres parties des mathé-matiques des progrès remarquables au-delà des Grecs. Les savansde cette nation portèrent en général un esprit servile dans lessciences, et sur tout dans les parties tenant à la physique, quide toutes a le plus besoin de cette-inquiétude d’esprit, qui excitesans cesse de nouveaux efforts, jusqu’à ce qu’on ait enfin évi-demment atteint la vérité. Ainsi ils durent en rester au mêmepoint que les anciens, et pour ainsi dire bégayer avec eux oucommenter leurs erreurs.
La mécanique ne nous fournit chez les Arabes que quelquestraductions , comme celle du livre des machines de guerred’Héron le jeune ( 2 ) ; celle du traité d’Héron cl’Alexandrie, in-titulé Barulcon , que Golius apporta d’orient au milieu du siècle
{O B ib L Orient, au mot Gelr. (a) B ib!. Orient, au mot Kt'.ab.Moatfaucon, Bibh. bill. mss. Labbs , (livre. )
Bibl nova mss. supp. 6. Eibl. Arabico-ilispan* , par Cai.ri, t. i.
passé,