DES MATHÉMATIQUES. Part. II. Lit. L 385passé, et qu’il déposa clans la bibliothèque de Leyde (1). Maisil paroît que l’original du livre existe parmi les manuscrits dela bibliothèque de la basilique de Saint-Pjerre. Tel est encoreun traité attribué à Archimède, et intitulé des machines a eau ,si. toutefois un traducteur peu intelligent n’a pas rendu ainsile titre de l’ouvrage de insidentibus in jluido , qui avoit aussiété traduit par les Arabes, et que nous n’avons eu que parleur entremise. On a enfin un ouvrage arabe, intitulé des ma-chines ingénieuses, que je soupçonne être une compilation despneumatiques et des hydrauliques* de Ctesibius et Héron d'A-lexandrie (2).
L’optique eut chez les Arabes un grand nombre d’écrivain s : telsfurent A 1 -Farabius , dont on a en manuscrit le traité intitulé pers-pectiva , par où il ne fautprobablernent entendre que notre optiqueordinaire 5 Ibn Heitem , Syrien , qui écrivit sur la vision directe,réfléchie et rompue , et sur les miroirs ardens. Mais de tous cesopticiens, le plus célèbre est Alhazen j. nous avons son traitéd'optique, qui nous offre une sorte de tableau de cette sciencechez ses nationaux. Nous y trouvons beaucoup de mauvaisephysique sur la cause de la vision , sur les couleurs ect. Elleest néanmoins entremêlée cle quelques réflexions judicieuses ,comme sur la réfraction astronomique, sur la grandeur appa-rente des objets, et, spécialement sur le phénomène du grossissementapparent du soleil ou de la lune, vus à fhorison. Voilà ce quiconcerne la partie physique. Celle qui appartient purement à lagéométrie , comme la catoptrique , y est beaucoup meilleure,quoiqu’elle ne soit pas exemple d'erreur, comme sur le lieu ap-parent de l’iuiage dans les miroirs courbes, le foyer des miroirscaustiques. A l’égard de la dioptrique , quoiqu’eíle y soit assezetendue, elle est fort imparfaite. On y entrevoit néanmoinsquelques tentatives ingénieuses, pour expliquer la réfraction.Au reste Alhazen n’est point'coupable de l'erreur que lui imputeM. Huygens , en lui faisan t dire que lés angles rompus sontproportionnés aux angles d’inclinaison. Au contraire, il apperçuttrès-bien qu’il n’y avoit entr’eux aucune raison constante, etil recourut à Inexpérience, pour déterminer la quantité de ré-fraction convenable à chaque obliquité ; il en donne même unetable, qui montre que M. Huygens l’a accusé à tort. L’optiqued’Alhazen , traduite de l’arabe, a été publiée pour la premièrefois en 1572 , par Risne'r , avec celle de Vitellion , sous le titrethésaurus opticce, in-íol.
(1) Catalogus rariorum lih.quosex (2) Bibl. Orient aux ltiots Ilaroun ,Orienta advexit Golius.-Labbe, Eïbl. Arschcmides , Ketab.
Q&va, 7 /i$s t p. 160.
Tome 1 . C ce