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HISTOIRE
X I.
Les Persans étant les successeurs des anciens Perses , quil’étoient eux - mêmes des Laid cens qui avoient tant cultivél’astronomie , on devroît y trouver des traces de l’ctudede cette science. Leurhistoire n’en offre néanmoins aucune , sice n’est peut-être l’ouvrage , plus astrologique qu’astronomique ,de leur ancien philosophe Giamasb. Ce j)lnlosophe, contemporainde Zoroastre ou Zerdust, vivoit sous le règne, et étoitmêmefrère, suivant quelques uns, de KistaspouHistaspe, roi des Perses.Son ouvrage, dont peut-être il seroit imprudent dc garantir l'au-thenticité , a été traduit, dans le treizième siècle, en arabe,sous le titre de Kelab aï Kerenat ou Livre du PhilosopheGiamasb, sur les grandes conjonctions des planètes, ct sur lesévénemens qu’ettes produisent. Ce Giamasb vivoit à Balke ,ville depuis encore célèbre par le .séjour d’Abumashar, autreastronome et astrologue, ( ces qualités marchoient d’ordinaireensemble) et qui vivoit un peu après Almamon. Les siècles quis’ccoulèrent depuis Giamasb jusqu’un peu au-delà de liiégiie,ne nous présentent aucun vestige des sciences parmi ces peuples.
En parlant des Arabes, nous avons déja lait d a va n ce unepartie de 1 histoire des mathématiques parmi les Persans. Soumispendant plusieurs siècles aux mêmes sonveiains, faisant profes-sion de la même religion , ces deux peuples n’en formèrentqttàin seul ja ques vers le milieu du onzième siècle, qne lesPersans secouèrent le joug des cables, et se donnèrent des maîtresparticuliers. C’cst à cette époque qu'on commence à les-distinguerdes Arabes, et que nous commencerons l’histoire des mathéma-tiques chez eux en particulier.
Les Persans donnèrent, peu après le milieu du onzième siècle,une nouvelle foi me à leur calendrier, qui fait beaucoup d honneurà leurs astronomes. J. histoire abrégée du calendrier Persantrouve ici naturellement sa place : Ta voici eu peu de mots.
Giemschid, roi des iVlèdos , qui paraît être le prince connudes Grecs sous le nom de Darius Ochus, avoit été l’instituteurdo Cannée solaiie chez les Perses : l'époque de cet établissementest la dix-septiòme année avant la mort d’Alexandi e; car lorsqueIesdegerd monta sur la tiône , ce qui arriva Pau 94b de 1 èred’Alexandre, il y avoit deja 960 ans d'ecoulés depuis la réfor-mation de Giemschid.
L’année solaire de Giemschid étoît de 355 [jours été heures,comme la Julienne; mais art lieu de l’intercalation dont nousfaisons usage, ce prince en avoit ordonné une fort bizarre. Elleconsistoit à intercaler un mois de 3o jours au bout de 12© ans ,