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de l’interealation proposée par Omar, et qui, par nn heureuxhazard, convient précisément à cette longueur d’année , est coqui les a déterminés à l'adopter. C’est h peu prés ainsi que nosréformateurs du calendrier Julien ont été conduits à supposerVannée solaire de 365 jours , 5 heures 49 / ï' 2 " - parce que c’estcelle qui résulte , en supposant que trois bissextiles retranchésdans 4°o ans ramènent précisément l.’équinoxe au même jour etau même moment de Tannée civile.
Pour en revenir à Tinteroalatiou Persan ne, on ne peut dis-convenir qu’elle ne soit plus parfaite, à certains égards, quecelle dont nous Taisons usage depuis la réformatfon Grégorienne.Carelle a Tavantage de ramener, au bout de 33 ans, l’équinoxeau mémo point, et de ne lui pas permettre de s’en écarter deplus de 2.4 heures, au lieu que la nôtre lui permet des écartsplus considérables , et ne le ramène précisément au même pointqu’au bout de /joo ans. Mais aussi il faut remarquer, en faveurdes auteurs de notre calendrier, q u'ils n’avoient pas seulementune année solaire à arranger , mais à accorder avec elle uneannée lunaire. Ainsi les conditions du problème qu'ils avoientà résoudre , étant en plus grand nombre , on ne doit pas leurfaire un crime de s'être contentés d’une solution , qui satisfaitmoins parfaitement aux unes, pour pouvoir en même tempsremplir les autres.
Les Persans furent pendant un temps si jaloux de l’aâtronomie,qu’ils firent une loi, suivant laquelle iln’y avoit qu’eux qui pussentl’étndier. On accordait rarement h un étranger fa faveur depouvoir l'apprendre chez eux ; car ils ajoutoient foi à une pro-phétie, qui leur annonçoit que i’empire Persan sercit ren versépar les chrétiens , et que ceux-ci thcroient leur principal avan-tage de certaines connoissances astronomiques. Celui qui nousapprend ces traits , est un Grec du treizième siècle , nomméC/doniudes , qui alla exprès en Perse pour y apprendre T astro-nomie , pre.sr|u’kiconnue chez ses compatriotes. Malgré lesrecommandations de Tempereur de Constantinople auprès dumonarque Persan, avec qui il étoit alors en bonne intelligence,il ne put avoir cette permission qu’au prix de plusieurs services,qu’il rendit à ce dernier (t). II rapporta dans la Grèce des tables,dont on a i’abrégé dans diverses bibliothèques, et qui don u oientà M. Ilouillaud une idée fort avantageuse de TaslronomiePersane ( 2 )$ car, dit-il, elles convenoient assez exactementavec les mouvernens célestes, pour le temps auquel elles avoientété calculées, à l’exeeption de celles de Mercure.
(1) Astron. Philolaica, in Tab. p. îll.
fr) Ib id. in proleg, p. 15.