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aussi communément : cependant ils y employent aussi quelque-fois leurs sept premières lettres alphabétiques. Ils écrivent ap-paremment ces inots sur une ligne, et voilà leur notation. Jcdis apparemment, car je ne vois cela expliqué nulle part.
J’observerainéanmoins que , suivant une note de M. deTott,qu’onpout voir à la lin clu Tome 1 de formage cité ci-dessus, lachose n’est pas aussi simple. En effet on y volt une division del’ociave arabe ou persane, qui comprend plusieurs sons étrangersà la nôtre, et qui nous semblent tenir de l’ancíen enharmonique.Car tous les tons y sont divisés en trois on quatre parties, parexemple , celui d 'ut à re, àeja à sol, de sol à la, en quatre ;c’est-à-dire, qu’ils font trois sons intermédiaires, et tous les autres,sans distinction de somi-tons , ont trois, ou seulement deuxsons intermédiaires. Cela est sans doute difficile à concilier avecla génération harmonique , mais revient au surplus assez bienà ce que nous savons déjà, que la musique orientale a des sonsque la nôtre ne sauroit rendre , et qui contribuent beaucoup/ à lui donner un ton mol et efféminé. Au reste les Persans etJes Arabes se servent-ils communément et ordinairement de tousces différens sons, comme nous de ceux de notre échelle dia-tonique , ou bien n’entrent ils que dans certains modes : c’cstune question à laquelle je ne puis répondre.
La musique arabe a en effet aussi ses modes, qui ont chacunleur caractère particulier. Ils jouent un rôle fréquent dans lescélèbres contes arabes et persans, saVoir les mille et une nuitset Tes mille ct un jours. Nous ne pouvons qu’cn donner uneidée légère.
Ces modes, que les Arabes tiennent, à ce qu’ilparoît, des Persans,car il en est deux qui portent les noms d ’Jraki. et d 'Isjaani ;ces modes , dis-je, sont divisés, comme dans notre ancienne mu-sique d’église, en principaux ou authentiques, et plagaux ousecondaires. Les premiers son t au nombre de quatre, qui portentles noms clc Ras t , /raid, Zìraf kend , et Isphaani ; et chacuncheux en a deux adjoints,Tun en dessus , l’autre en dessous. Lesdeux adjoints au Rast, par exemple, sont le Zenkela et VIshac.Je crois superflu dénommer les antres. Je présume que, commeil est tout à fait naturel à fhomme chantant d’abandonner leton sur lequel il a commencé, pour passer dans un autre ana-logue , et qui a avec le premier le plus grand nomlne de sesnotes communes; ( comme chez nous de ut en sol) ces modesou tons adjoints sont ceux dans lesquels le chant en Rast passele plus souvent, l’un à la (quinte au-dessus , i’autre à la quinteau-dessous , peut être,comme chez nous , à la tierce mineure , oude ut majeur en la mineur. II nous a áu surplus paru , d’aprèsles contes orientaux, que les caractères de ces modes étoient